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	<title>Sciences &#8211; La Libre Pensée 44</title>
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	<description>Fédération des groupes de la Libre Pensée de  Loire-Atlantique</description>
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	<item>
		<title>120 ans de la loi de 1905 : la télévision d’État contre la science</title>
		<link>https://lp44.fr/120-ans-de-la-loi-de-1905-la-television-detat-contre-la-science/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 08:01:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de séparation Eglises/Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 6 décembre, le mouvement laïque français s’est réuni pour deux événements marquants à l’occasion des 120 ans de la loi de 1905. La matinée s’est déroulée à la Grande Loge de France et a permis de revenir sur l’histoire de la Séparation, de sa genèse à sa mise à mal par les politiques gouvernementales, <a class="more-link" href="https://lp44.fr/120-ans-de-la-loi-de-1905-la-television-detat-contre-la-science/">Lire plus ...</a>]]></description>
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<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%">
<p style="text-align: justify;">Le 6 décembre, le mouvement laïque français s’est réuni pour deux événements marquants à l’occasion des 120 ans de la loi de 1905. La matinée s’est déroulée à la Grande Loge de France et a permis de revenir sur l’histoire de la Séparation, de sa genèse à sa mise à mal par les politiques gouvernementales, mais aussi sur la diversité des régimes de laïcité réalisés à l’étranger. L’après-midi a réuni les principales organisations de défense des libertés démocratiques, tous les syndicats laïques de ce pays, des organisations de travailleur·es immigré·es et plusieurs militant·es de la cause laïque à travers le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le mouvement libre-penseur s’honore d’avoir apporté son concours à ce grand succès, la cheville ouvrière en fut la Vigie de la Laïcité, avec laquelle l’IRELP a tissé des liens de compagnonnage intellectuel et humain depuis sa fondation. Nous adressons ici nos plus chaleureuses salutations à nos ami·es Valentine Zuber, Nicolas Cadène, Philippe Portier, Jean Baubérot, Jean-Louis Bianco.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les fidèles de la télévision d’État n’auront rien su de cette journée. Comme le signalait Jean Baubérot en clôture de la matinée, France 2 a préféré programmer le 9 décembre au soir un prime time dont le titre seul montre l’ambition falsificatrice : « Laïcité, l’exception française », sous-titré « 120 ans et maintenant ? ». L’emplacement du point d’interrogation veut tout dire : il s’agit d’accréditer le mythe de l’exception laïque française. Ce mythe est pourtant annihilé par la simple lecture du rapport Briand qui servit de cadre aux débats de 1905. Le rapport est nourri par la comparaison internationale, et par l’analyse sans concession des contradictions historiques dans le rapport de l’État aux cultes en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la complexité historique et la comparaison internationale n’intéressent pas la télévision étatique. Celle-ci préfère se complaire dans le dévoiement du sens des mots, et dans une tentative de nationaliser l’universalisme laïque pour en faire un instrument identitaire. La composition du plateau est tout un programme : elle mêle un historien en retraite et militant macroniste, un philosophe de cabinet politique devenu organisateur de faux colloques pour le compte de Jean-Michel Blanquer et des chroniqueurs de la presse conservatrice chrétienne. L’émission a lieu depuis le Panthéon, qualifié pour l’occasion de « Temple de la République », sous la houlette de la présidente des Musées Nationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une bonne illustration de ce que les universitaires et spécialistes réunis samedi matin ont pointé com-me la grande confusion qui menace aujourd’hui l’héritage de 1905 : sa transformation en un monument national qui sert de pierre de touche à une religion publique néo-gallicane. En d’autres termes : cette émission participe du déploiement d’une idéologie d’État séculariste. Cette entreprise dévoie ce contre quoi les Buisson, Jaurès et Briand se sont battus.</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès de l’événement du 6 décembre est le meilleur désaveu que l’on puisse infliger aux propa-gandistes de la télévision d’État : ce jour-là fut un jour dédié à la libre poursuite de la vérité, de toute la vérité, une vérité historique contradictoire et profondément internationale. Nous avons servi la vérité sous les deux modalités que cette action peut prendre : l’investigation scientifique et le combat politique contre la propagande et la régression idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce pacte entre la vérité et l’action politique qui fonde notre conception de la démocratie. Il est aussi la raison d’être de l’IRELP. Ce soir, la télévision d’État a confirmé qu’elle avait choisi son camp : celui d’un culte public, d’une pensée sur ordonnance. Contre tous les marchands de falsifications et de mythes, nous continuerons notre travail, animés par notre certitude : la vérité est toujours révolutionnaire.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Universités, Collège de France : une chape de plomb s’abat sur la recherche en France</title>
		<link>https://lp44.fr/universites-college-de-france-une-chape-de-plomb-sabat-sur-la-recherche-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 08:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Collège de France a annoncé le 9 novembre la déprogrammation d&#8217;un colloque consacré à l&#8217;histoire de la question palestinienne, sous pression de certains médias et organisations pro-israéliennes. Depuis plusieurs mois, pas une semaine ne s’écoule sans que les autorités officielles et leurs relais médiatiques n’interviennent dans la vie des institutions académiques, pour y imposer <a class="more-link" href="https://lp44.fr/universites-college-de-france-une-chape-de-plomb-sabat-sur-la-recherche-en-france/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Collège de France</strong> a annoncé le 9 novembre la déprogrammation d&rsquo;un colloque consacré à <strong>l&rsquo;histoire de la question palestinienne</strong>, sous pression de certains médias et organisations pro-israéliennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs mois, pas une semaine ne s’écoule sans que les autorités officielles et leurs relais médiatiques n’interviennent dans la vie des institutions académiques, pour y imposer une <strong>chape de plomb sur la pensée</strong>. Souvent, ces interventions consistent à salir des universités, des groupes de recherche ou des personnes en entretenant un i<strong>gnoble soupçon d’antisémitisme</strong> dès lors qu’est programmé un événement un tant soit peu critique envers les exactions génocidaires perpétrées à <strong>Gaza</strong>. À défaut, tout est bon pour raviver le fantasme complotiste d’une<strong> cinquième colonne <em>woke</em> ou « islamo-gauchiste »</strong>. Quand cette stratégie de la tension produit un débordement, une bagarre entre individus mal identifiés voire une descente de nervis, on incrimine les établissements. Ceux-ci sont invités à procéder eux-mêmes à l’annulation ou à <strong>l’interdiction d’activités scientifiques</strong> ou d’événements publics au prétexte que l’ordre public est menacé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La censure est de moins en moins nécessaire : l’autocensure progresse</strong>, et il faut de plus en plus se replier dans les interstices pour continuer à interroger les préjugés racistes, sexistes, pour analyser factuellement des ravages du capitalisme, pour proposer une analyser historique des relations de pouvoir… ou pour mener des recherches scientifiques et techniques impliquant d’accéder à des données qui intéressent les pouvoirs économiques ou militaires. Ce dernier volet de la répression est moins médiatisé que celui qui touche les sciences humaines et sociales, mais il n’est pas moins dangereux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 9 novembre</strong>, un palier supplémentaire a été franchi : anticipant sans doute une attaque en règle par le <strong>ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</strong>, l’administrateur du <strong>Collège de France</strong> a déprogrammé un colloque consacré à <strong>l’histoire de la question palestinienne</strong>. On pouvait s’inquiéter des menées contre des événements portés par des structures associatives ; on pouvait s’alarmer de voir tel ou tel historien dénigré en place publique ; ici, on assiste à l’annulation pure et simple d’un événement scientifique faisant partie intégrante des missions de la recherche publique : « <strong>mesdames et messieurs, vous ne penserez pas, vous ne travaillerez pas ! » </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Qui plus est, ce<strong><em> lock down</em> idéologique</strong> frappe l’institution française la plus étroitement liée à la notion d’indépendance de la science : le <strong>Collège de France</strong>, qui a précisément été fondé il y a cinq siècles pour permettre aux savants désireux d’étudier l’histoire et les langues du <strong>Moyen-Orient</strong> de le faire à l’abri de la censure et de l’intimidation par les inquisiteurs. Un exécutif qui se propose de panthéoniser <strong>Marc Bloch</strong> laisse aujourd’hui intimider son établissement par quelques nervis et par une presse aux ordres. Un gouvernement qui n’a que les « principes de la République » à la bouche ne demande qu’à emboîter le pas à <strong>Napoléon le Petit </strong>qui fit taire <strong>Michelet</strong> et <strong>Quinet</strong>. Le symbole est lourd, et il doit réveiller celles et ceux qui se bercent d’illusion sur l’autoritarisme en marche.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>La Fédération nationale de la Libre Pensée et l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée <span style="color: #000000;">adressent leur plus solennel soutien au professeur Henry Laurens, qui se voit traîné dans la boue et empêché de travailler comme il le voudrait par les séides du pouvoir.</span> </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Il est temps de s’unir pour la poursuite de la vérité, pour la liberté des sciences, pour les Lumières. La Libre Pensée prendra sa part à ce rassemblement pour la raison, la critique et la liberté académique. Elle appelle toutes les personnes et organisations partageant ce combat à agir ensemble contre ce nouvel obscurantisme.</strong></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De la suppression du Hcéres à la reconstruction de la liberté académique</title>
		<link>https://lp44.fr/de-la-suppression-du-hceres-a-la-reconstruction-de-la-liberte-academique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 08:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AILP]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération Nationale LP]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[Déclaration commune ● de l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée ● de la Fédération nationale de la Libre Pensée Défendre la libre poursuite de la vérité L’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée, en étroite liaison avec la Fédération nationale de la Libre Pensée se veut une interface entre le <a class="more-link" href="https://lp44.fr/de-la-suppression-du-hceres-a-la-reconstruction-de-la-liberte-academique/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: center;">Déclaration commune <br>● de l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée <br>● de la Fédération nationale de la Libre Pensée</h4>
<h5 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Défendre la libre poursuite de la vérité</strong></span></h5>



<p style="text-align: justify;"><strong>L’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée</strong>, en étroite liaison avec la <strong>Fédération nationale de la Libre Pensée</strong> se veut une interface entre le monde académique et la société civile organisée, au service des libertés démocratiques, avec la quête de la vérité comme boussole, et l’interrogation critique illimitée comme principe. Pour cette raison, l’<strong>IRELP</strong> porte depuis longtemps une attention particulière aux politiques universitaires et scientifiques. Depuis vingt ans au moins, celles-ci portent le sceau d’une dérive bureaucratique et autoritaire contraire à la liberté académique, quand bien même elle se drape souvent dans les oripeaux du rationalisme. Le réel est têtu : il n’y a pas de défense sincère de la science ni de liberté académique quand on soumet l’Université et la recherche à des normes exogènes, qu’il s’agisse des dogmes religieux, des pressions du politique, du secret militaire ou de la captation par des intérêts lucratifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mantras de « <em>l’économie de l’innovation</em> », du « <em>transfert de compétences vers la sphère décisionnelle</em> » et autres « <em>critères d’employabilité immédiate</em> » imposés à l’Université et à la recherche n’ont rien à voir avec <em><strong>les Lumières</strong></em> ni avec l’alliance nouée entre la démocratie et la science. Le rapport strictement instrumental à la science est le propre des bureaucraties autoritaires. Aucune institution ne symbolise mieux cette volonté d’assujettissement à des critères autoritaires que le Haut-Conseil à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (<strong>HCERES</strong>). Déjà cet automne, lors de la campagne de désignation de sa nouvelle Présidente, <strong>l’Irelp</strong> avait pris position pour sa suppression, comme de larges secteurs du monde académique. Une pétition en ce sens a recueilli plus de 4 000 signatures.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-2486 aligncenter" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2016/05/patchwork_bis-300x86.jpg" alt="" width="300" height="86" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2016/05/patchwork_bis-300x86.jpg 300w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2016/05/patchwork_bis.jpg 490w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Le réveil de la communauté académique</strong></span><br /><span style="color: #800000;"><strong>fait vaciller l’ordre établi</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">La défiance légitime du monde académique a atteint ces dernières semaines un niveau paroxystique. Cela est dû aux coupes budgétaires sauvages mal dissimulées derrière l’imposition des douzièmes provisoires aux universités, sous prétexte de loi de finances retardée. Car le budget voté est lui-même un tour de vis. Cela est dû aussi, bien sûr, à l’alerte que représente l’attaque éclair contre l’Université et la recherche aux États-Unis, sur laquelle <a href="https://lp44.fr/les-tronconneuses-contre-la-science/">l’<strong>IRELP</strong>, la FNLP et l’<strong>Association Internationale de la Libre Pensée</strong></a> se sont exprimées. Cela est dû aux velléités du <strong>CNRS</strong> de déclasser arbitrairement 75 % de ses propres laboratoires, un projet qui n’a échoué que grâce à la mobilisation massive des scientifiques. Cela est dû, enfin et peut-être surtout, aux résultats de la dernière vague d’évaluation du <strong>HCERES</strong>, qui se caractérisent par un niveau inédit de violence administrative et de hargne politique contre les facultés formant les étudiantes et étudiants des classes populaires, vendant ainsi la mèche sur ce que tout le monde savait : <strong>Parcoursup</strong>, le <strong>HCERES</strong> et les réformes de la recherche scientifique font système.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dernier trait saillant de cette vague d’évaluation qui a provoqué l’explosion de la colère universitaire, c’est le caviardage massif et à peine dissimulé des rapports d’évaluation qu’avaient préparés les universitaires membres des comités d’évaluation. La capacité de nuisance du <strong>HCERES</strong> repose en effet sur une présomption de sincérité, qui conduit des universitaires à coopérer de bonne foi aux dispositifs d’évaluation. C’est ce voile qui s’est déchiré, au moment même où une conseillère du Prince prenait la présidence de l’institution : cette fois, les ficelles étaient trop grosses. On peut toujours plaider l’erreur de casting, la brebis galeuse ou l’excès de zèle d’une gratte-papier en roue libre : une institution d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche qui ne prévoit manifestement aucune garantie de probité (c’est un euphémisme) est une institution qui contrevient aux standards de la science qu’elle évalue, et qui doit donc disparaître.</p>



<p style="text-align: justify;">La défiance légitime du monde académique a atteint ces dernières semaines un niveau paroxystique. Cela est dû aux coupes budgétaires sauvages mal dissimulées derrière l’imposition des douzièmes provisoires aux universités, sous prétexte de loi de finances retardée. Car le budget voté est lui-même un tour de vis. Cela est dû aussi, bien sûr, à l’alerte que représente l’attaque éclair contre l’Université et la recherche aux États-Unis, sur laquelle l’<strong>IRELP</strong>, la FNLP et l’<strong>Association Internationale de la Libre Pensée</strong> se sont exprimées. Cela est dû aux velléités du <strong>CNRS</strong> de déclasser arbitrairement 75 % de ses propres laboratoires, un projet qui n’a échoué que grâce à la mobilisation massive des scientifiques. Cela est dû, enfin et peut-être surtout, aux résultats de la dernière vague d’évaluation du <strong>HCERES</strong>, qui se caractérisent par un niveau inédit de violence administrative et de hargne politique contre les facultés formant les étudiantes et étudiants des classes populaires, vendant ainsi la mèche sur ce que tout le monde savait : <strong>Parcoursup</strong>, le <strong>HCERES</strong> et les réformes de la recherche scientifique font système.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dernier trait saillant de cette vague d’évaluation qui a provoqué l’explosion de la colère universitaire, c’est le caviardage massif et à peine dissimulé des rapports d’évaluation qu’avaient préparés les universitaires membres des comités d’évaluation. La capacité de nuisance du <strong>HCERES</strong> repose en effet sur une présomption de sincérité, qui conduit des universitaires à coopérer de bonne foi aux dispositifs d’évaluation. C’est ce voile qui s’est déchiré, au moment même où une conseillère du Prince prenait la présidence de l’institution : cette fois, les ficelles étaient trop grosses. On peut toujours plaider l’erreur de casting, la brebis galeuse ou l’excès de zèle d’une gratte-papier en roue libre : une institution d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche qui ne prévoit manifestement aucune garantie de probité (c’est un euphémisme) est une institution qui contrevient aux standards de la science qu’elle évalue, et qui doit donc disparaître.</p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>L’heure de vérité a sonné</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Grâce à l’action de quelques députés authentiquement soucieux des libertés académiques, dont notre ami libre-penseur <strong>Arnaud Saint-Martin</strong>, un amendement à la «<em> loi de simplification économique</em> » a été adopté en commission, supprimant le <strong>HCERES</strong>, là où d’autres entendaient supprimer des comités et agences bien plus utiles à la faveur de cette loi supposément anti-bureaucratique. Aussitôt, ce fut le branle-bas de combat. La présidente du <strong>HCERES</strong> se multiplia en interviews, et ceux qui feignaient hier de s’opposer aux dernières évaluations iniques du <strong>HCERES</strong> pour des raisons opportunistes jetèrent aussitôt le masque et multiplièrent les prises de position favorables à la caporalisation de l’Université et de la recherche par une autorité administrative nominalement indépendante.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est significatif de voir que personne n’a recouru aux arguments démagogiques habituels sur les chercheurs qui ne trouvent pas et les universités qui bradent les diplômes : plus personne n’y croit. Mais de ce fait, en creux, c’est le prétexte initial invoqué pour la création du <strong>HCERES</strong> qui est escamoté. Les cris d’orfraie n’ont pas suffi, et la suppression du <strong>HCERES</strong> a été confirmée en plénière ce jeudi 11 avril. La Commission mixte paritaire tranchera, et si elle n’y parvient pas, c’est le texte voté à l’Assemblée qui primera – le <strong>HCERES</strong> aura vécu.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde joue maintenant cartes sur table et reconnaît qu’il n’y a qu’un seul enjeu : <strong>la liberté académique</strong>. Dans un dernier sursaut d’hypocrisie, les jésuites du rationalisme autoritaire nous font le coup du barrage contre l’extrême-droite, feignant de croire que le <strong>HCERES</strong>, avec son indépendance de façade, n’est pas l’instrument rêvé pour une entreprise à la<strong> Elon Musk</strong>. Passons sur le ridicule qu’il y a à affirmer simultanément que le <strong>HCERES</strong> est un rempart redoutable contre un gouvernement autoritaire et à s’exclamer que tout est perdu pour la liberté académique sitôt qu’une commission lui coupe les vivres.</p>
<p style="text-align: justify;">Singulier rempart qu’un simple amendement renverse,<em> a fortiori</em> quand on garde en tête que la <strong>liberté</strong> <strong>académique</strong> est censée figurer dans le <strong>bloc de constitutionnalité</strong> : soit les castors de l’évaluation se moquent du monde, soit ils n’ont aucune considération pour l’assise constitutionnelle des libertés démocratiques. Mais l’un n’exclut pas l’autre, comme on a déjà eu l’occasion de le voir sur d’autres dossiers de défense des libertés démocratiques.</p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>S’engager dans la bataille</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">La suppression du<strong> HCERES</strong> est un moment de clarification. Les faux amis de la liberté académique se rangent tous sous la bannière d’une police politique «<em> indépendante</em> » et n’ont pas de mots assez durs contre les « <em>irresponsables</em> ». Les masques les mieux accrochés tombent et révèlent des années de duplicité et de capitulation. <em>A contrario</em>, les indécis de bonne foi entrevoient la possibilité d’une refondation qualitative des normes probatoires de la science mais aussi l’occasion d’instaurer enfin une évaluation transparente des politiques universitaires et scientifiques, dans l’intérêt même de la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">La résignation disparaît. Le mouvement de reconstruction de l’Université et de la recherche grandit de jour en jour. L’<strong>idée d’assises de la refondation académique</strong> circule. Nous verrons quelle forme prendra ce mouvement de réinstitution. D’ores et déjà, nous appelons chacune et chacun à se saisir de ce moment historique. C’en est fini de l’éteignoir qui plongeait l’Université et la recherche dans la nuit : il ne tient qu’à nous de raviver <em><strong>les Lumières</strong></em>.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="text-decoration: underline;">Paris, le 13 avril 2025</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les tronçonneuses contre la science</title>
		<link>https://lp44.fr/les-tronconneuses-contre-la-science/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 16:38:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AILP]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération Nationale LP]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de conscience]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[Déclaration commune● de l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée● de la Fédération nationale de la Libre Pensée● de l’Association internationale de la Libre Pensée Un vent mauvais souffle sur la liberté de l’enseignement et de la recherche. Aux États-Unis, Donald Trump et ses alliés, au premier rang desquels Elon Musk, supposé héraut <a class="more-link" href="https://lp44.fr/les-tronconneuses-contre-la-science/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>Déclaration commune</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>● de l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>● de la Fédération nationale de la Libre Pensée</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>● de l’Association internationale de la Libre Pensée</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Un vent mauvais souffle sur la liberté de l’enseignement et de la recherche. Aux <strong>États-Unis</strong>, <br /><strong>Donald Trump</strong> et ses alliés, au premier rang desquels <strong>Elon Musk</strong>, supposé héraut du <br />rationalisme et de la liberté d’expression, se sont lancés dans une <strong>croisade contre les libertés </strong><br /><strong>académiques</strong> : intimidation, diffamation, définancements massifs, licenciements sont à l’ordre du <br />jour, tant dans les universités que dans les laboratoires, tant contre les sciences sociales que contre <br />la recherche biomédicale. En<strong> Argentine</strong>, la tronçonneuse de Javier <strong>Milei</strong> s’apprête à couper net la <br />majorité des universités du pays, punies pour leur supposée hostilité au régime et vouées à la <br />faillite si les provinces du pays n’acceptent pas de les reprendre sous leur houlette.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’<strong>Atlantique</strong> n’arrête pas ce vent : en <strong>Angleterre</strong> et au <strong>Pays de Galles</strong>, une crise <br />budgétaire délibérément provoquée par les politiques gouvernementales met à genoux les <br />universités du pays, qui devront se livrer plus encore à des donneurs d’ordre privés, rehausser <br />encore un peu plus leurs frais d’inscription déjà prohibitifs, et fermer les départements dont les <br />productions scientifiques ne peuvent pas être captées par les intérêts particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le définancement des universités est une attaque contre la liberté académique</strong>, dont <br />l’exercice suppose une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, financiers et religieux, avec <br />les garanties budgétaires que cela implique. En<strong> France</strong>, la situation n’est pas meilleure : la <br />France a connu vingt années de <strong>définancement</strong>, vingt années aussi de <strong>coup d’État bureaucratique </strong><br /><strong>permanent</strong>, d’assujettissement à des standards statistiques conçus par des technocrates ignorant <br />tout de la production et de la transmission des connaissances.</p>
<h4><span style="color: #993300;"><strong>Macron contre la liberté académique</strong></span></h4>
<p>Depuis cinq ans, cette campagne d’étranglement s’accompagne d’une guerre médiatique contre <br />ceux qu’<strong>Emmanuel Macron</strong> qualifiait en juin 2020 « d’universitaires coupables » qui « cassent la <br />République en deux » : la science, c’est l’anti-France. <span style="color: #993300;"><strong>Dès 2020, la Libre Pensée a dénoncé cette </strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>chasse aux sorcières digne des croisades de l’entre-deux-guerres contre le « bolchévisme </strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>culturel ».</strong></span></p>
<p>Les ministres <strong>Jean-Michel Blanquer</strong> et <strong>Frédérique Vidal</strong> ont largement repris cette <br />antienne, relayée sur les chaînes d’information en continue par divers éditorialistes cléricaux ainsi <br />que par quelques renégats de l’universalisme, promouvant un athéisme bourgeois, autoritaire et <br />fermé à la contradiction : un athéisme contre la science. En leur temps, la Libre Pensée avait <br />expressément dénoncé cette chasse aux sorcières.</p>
<p>La situation dure et s’aggrave au point que de nombreux universitaires sont aujourd’hui <br />intimidés et menacés par des groupuscules chauffés à blanc par cette rhétorique anti-académique. <br />La dernière affaire en date, en <strong>février 2025</strong>, a vu une universitaire de <strong>Toulon (Var)</strong> bénéficier de la <br />protection fonctionnelle de son université face aux menaces de nervis d’extrême-droite, tandis que <br />le gouvernement se refuse à intervenir pour défendre ses fonctionnaires.</p>
<h4><span style="color: #993300;"><strong>Science et rationalité, au cœur de la crise démocratique</strong></span></h4>
<p>Telles Trump, <strong>Musk</strong> ou <strong>Milei</strong>, les classes dirigeantes françaises, radicalisées dans leur <br />logique de guerre, s’épanchent à longueur de journées contre la science et contre la liberté <br />académique. L’idée même que la dispute argumentée puisse être soumise à d’autres normes que <br />celle d’un <em>clash</em> sur les réseaux sociaux est une menace pour leur mainmise. Nous avons déjà <br />expliqué qu’en France en particulier, le <strong>césarisme électif</strong> connaît aujourd’hui une période de crise <br />paroxystique, dont il tente de s’extraire par la radicalisation – ce qui vaut à la France de <br /><strong>nombreuses mises en garde contre la restriction des libertés publiques</strong>.<br /><br />Cette crise paroxystique va de pair avec un <strong>réveil démocratique</strong> et l’avènement d’une <br /><strong>nouvelle culture politique</strong>, dont la gestation se nourrit des savoirs partagés, remis en débat, <br />interrogés ; elle se nourrit aussi de la volonté de décider librement, c’est-à-dire en se faisant son <br />idée par soi-même, par <strong>l’information</strong>, <strong>l’éducation</strong>, <strong>la méthode</strong>. Pour le dire autrement : elle se <br />nourrit du <strong>libre examen</strong> et d’une démarche libre-penseuse (qu’elle ne se définisse pas toujours <br />dans ces termes ne change pas grand-chose à l’affaire).<br /><br />Cette démarche tâtonnante reproduit à l’échelle individuelle celle de la recherche <br />scientifique ; la recherche scientifique, en retour, peut nourrir le nouvel espace public <br />démocratique en gestation. Elle peut le nourrir de contenus, elle peut le nourrir d’une méthode, <br />elle peut enfin le nourrir d’un courage : <strong>le courage de douter</strong>,<strong> d’écouter</strong>, <strong>de partager</strong>. <span style="color: #993300;"><strong>La Libre </strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>Pensée est l’organisation qui promeut ce courage, et qui défend l’idée qu’il y a un pacte entre la </strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>démocratie et la science</strong></span>. Sans ce pacte, il n’y a pas de liberté académique. Non seulement la <br />science peut concourir au renouveau démocratique, mais elle le doit. La république des savants est <br />la répétition générale de la démocratie réelle. Mais elle en est aussi la condition préalable, et c’est <br />bien cela qui lui vaut la vindicte de tous les<strong> Jupiters</strong> de la finance.<br /><br /><strong>La Libre Pensée a payé assez cher pour le savoir : l’interrogation critique illimitée est </strong><br /><strong>odieuse à tous les pouvoirs tentés par l’absolutisme</strong>. Aucune caste engagée dans une fuite en <br />avant autoritaire ne supportera l’idée d’une quête lente, inquiète, contradictoire et pluraliste par <br />laquelle cheminent des gens que ne relient aucun intérêt immédiat, si ce n’est la poursuite de la <br />vérité.</p>
<h4><span style="color: #993300;"><strong>La guerre française contre l’Université et la recherche</strong></span></h4>
<p>La nouvelle vague de <strong>prédation de l’État</strong> français par les intérêts privés s’est accompagnée <br />d’un tour de vis bureaucratique, qui noie les citoyens et les agents publics sous une montagne de <br />formalités et de dispositifs normatifs étrangers aux missions d’intérêt général que les services <br />publics doivent accomplir. Que cet assujettissement à des normes absurdes se fasse généralement <br />au nom de la simplification ajoute une dose supplémentaire de cynisme à cette potion déjà <br />fortement antidémocratique. Cela est vrai de tous les services publics français, mais à part <br />l’hôpital, aucun n’est allé aussi loin dans le mélange de dérégulation et d’hyperbureaucratisation <br />que le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.<br /><br />Depuis vingt ans, étape par étape, la prédation de l’université et de la recherche par les <br />intérêts financiers avance : dans le rêve des « réformateurs », une majorité d’universités <br />paupérisées, délabrées et saturées accueilleront le rebut des écoles privées lucratives appartenant à <br />de grands groupes dirigés – qui s’en étonnera encore ? – par d’anciens ministres et autres recteurs. <br />Dans le même temps, quelques universités d’excellence formeront des « clusters » « innovants » et <br />« compétitifs » capables de vendre leurs diplômes à prix d’or sur un marché des frais d’inscription <br />dérégulés, tout en multipliant les partenariats scientifiques avec le secteur industriel.<br /><br />Dans un tel programme, il n’y a pas de place pour le principe de coopération et d’ouverture <br />qui sous-tend l’exercice de la liberté académique. Il n’y a pas de place non plus pour une <br />institution-clef de la politique scientifique de la <strong>République</strong> : le <strong>CNRS</strong>, qui est aujourd’hui, en <br />partie contre la volonté de ses dirigeants, le principal trait d’union entre des universités que tout <br />doit opposer.<br /><br />C’est à cette aune qu’il faut comprendre le <em>salto mortale</em> de la direction du <strong>CNRS</strong>, qui a tenté <br />d’imposer la scission de ses activités entre un secteur définancé, représentant 75 % des <br />laboratoires, et un secteur d’élite, les <em><strong>keylabs</strong></em> (25% de l’ensemble), gardant l’accès aux subsides du <br />CNRS. La mobilisation des scientifiques et universitaires a été suffisamment forte pour <br />contraindre les « réformateurs » à une pause tactique, un « <strong>moratoire</strong> », destiné à leur offrir la <br />possibilité de diviser les opposants en retournant certains d’entre eux. Les efforts du <br />gouvernement devraient se concentrer sur les <strong>présidences</strong> des <strong>grands centres universitaires de </strong><br /><strong>province</strong>, qu’on achètera en leur promettant quelques <em>keylabs</em> de plus, qu’il sera toujours temps de <br />leur reprendre dans quelques années.</p>
<p>Nul n’est dupe, et nul ne doit l’être. Par ce recul tactique, le combat pour la liberté <br />académique vient de remporter une première victoire symbolique, qu’il faut maintenant convertir <br />en victoire politique réelle :</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><strong>Abandon définitif des projets de démantèlement du CNRS !</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>Abrogation des lois anti-académiques de 2007, 2013 et 2020 !</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>Liberté pour la recherche ! Liberté pour l’université !</strong></span><br /><span style="color: #993300;"><strong>Solidarité internationale avec les scientifiques menacés !</strong></span></h3>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-599" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2015/01/patchwork-300x86.jpg" alt="" width="500" height="143" /></p>



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		<title>Déclaration de l’IRELP*</title>
		<link>https://lp44.fr/declaration-de-lirelp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 15:09:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour défendre la liberté académique, il faut en finir  avec le Haut Commissariat à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur. Depuis quelques jours, la presse se fait l’écho de la vacance des instances du Haut Commissariat à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (Hcéres), l’autorité administrative à qui les gouvernements successifs <a class="more-link" href="https://lp44.fr/declaration-de-lirelp/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div id="content">
<div class="post">
<h3 class="postmetadata" style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>Pour défendre la liberté académique, il faut en finir  avec le Haut Commissariat à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.</strong></span></h3>
<div class="entry-content">
<p align="JUSTIFY">Depuis quelques jours, la presse se fait l’écho de la vacance des instances du <b>Haut Commissariat à l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (Hcéres)</b>, l’autorité administrative à qui les gouvernements successifs ont confié depuis près de vingt ans, sous ce nom ou sous un autre, l’évaluation périodique des universités et des laboratoires.</p>
<p align="JUSTIFY">La présidence du Hcéres est vacante depuis plus d’un an. Son précédent président, Thierry Coulhon, était auparavant conseiller à la présidence de la République, et son élection avait été initialement jugée irrégulière par le conseil déontologique du ministère de l’enseignement supérieur, qui y avait décelé un conflit d’intérêts. M. Coulhon avait également brillé par sa participation à un faux colloque sur « l’islamo-gauchisme à l’université » organisé en Sorbonne en 2022 pour promouvoir l’agenda idéologique de Jean-Michel Blanquer. <b>Voilà qui illustre bien le rôle de domestication joué par le Hcéres. </b></p>
<p align="JUSTIFY">La presse se fait l’écho de rumeurs selon lesquelles les deux favoris seraient un professeur de théologie catholique, prêtre de son état, et un psychanalyste. Elle s’intéresse moins à la candidature d’une psychologue réputée proche du pouvoir, consacrant ses recherches à rendre plus efficiente la fabrication du consentement psychologique aux réformes. Tous ces choix seraient de mauvais augure dans un contexte où <b>le gouvernement ne se cache pas de préparer un nouveau tour de vis sur les libertés académiques et leurs garanties budgétaires et statutaires</b>.</p>
<p align="JUSTIFY">Tel est l’enjeu réel de cette nomination, très au-delà des querelles de personnes. <b>L’instance Hcéres occupe une place centrale dans la mise en concurrence et la fragmentation des collectifs.</b> Le Hcéres a pour mission de soumettre les laboratoires et les universités à des critères qui nient toute pratique scientifique : la science, c’est la patience, la lecture, le tâtonnement, le fourvoiement sur des fausses pistes, la découverte parfois fortuite, la discussion informelle par laquelle tout s’éclaire, le partage de savoirs et de travaux en cours avec les pairs. L’épidémie de Covid-19 a montré les ravages que peut faire le sous-financement des sujets de long terme et peu vendeurs, comme l’étaient les coronavirus jusqu’en 2019…</p>
<p align="JUSTIFY">Mais le gouvernement français persiste dans son hostilité à la démarche scientifique et rationnelle. <b>Le capitalisme et l’autoritarisme ne s’accommoderont jamais des principes directeurs de la science et de l’université</b> : l’indépendance intellectuelle, la critique des opinions acquises et la transmission gratuite des connaissances et des techniques. <b>Pour les possédants et leurs serviteurs, c’est la liberté académique qu’il faut dompter, à coups d’indicateurs bibliométriques, de tableaux interminables, d’objectifs contractuels et de critères imposés.</b> Il leur faut cela pour laisse la voie libre au marché du savoir, à la réduction de la science au rang de servante de tous les pouvoirs, et à la domestication de la jeunesse dans des universités mises au pas. Le Hcéres occupe une place normative centrale dans ce dispositif. Demain, si l’on n’y prend pas garde, il obtiendra peut-être ce que l’ex-ministre Vidal voulait lui accorder : que les budgets des universités soient indexées sur leur évaluation par le Hcéres.</p>
<p align="JUSTIFY">Curé, psychanalyste ou psychologue, peu importe : c’est l’institution Hcéres qui sécrète naturellement l’autoritarisme. Cette instance ne peut attirer que des candidates et des candidats déterminés à en découdre avec la liberté académique.<b> Il ne saurait y avoir de bon président à cette instance. </b>C’est pourquoi l’IRELP, à la fois société académique et organisation du mouvement démocratique, attachée par son objet même à la liberté de penser et à la critique de tous les pouvoirs, prend position <b>pour la suppression du Hcéres</b>.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><strong>Liberté pour la recherche !</strong><br /><strong>Liberté pour l&rsquo;Université !</strong></p>
<hr />
<ul>
<li><a href="https://irelp.fr"><span style="color: #800000;"><strong>IRELP &#8211; Institut d&rsquo;Etudes et de Recherches de la Libre Pensée</strong></span></a></li>
</ul>
</div>
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