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	<title>Articles d&rsquo;auteurs &#8211; La Libre Pensée 44</title>
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	<description>Fédération des groupes de la Libre Pensée de  Loire-Atlantique</description>
	<lastBuildDate>Mon, 15 Dec 2025 18:29:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Meeting laïque, unitaire, national et international</title>
		<link>https://lp44.fr/meeting-laique-unitaire-national-et-international-du-6-decembre-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:52:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AILP]]></category>
		<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de conscience]]></category>
		<category><![CDATA[Libertés démocratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de séparation Eglises/Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[Discours de Robert BostonAméricains Unis pour la Séparation &#8211; USA « Nous enseignons au monde » : le déclin et la chute de la vision de l’État laïque de James Madison aux États-Unis James Madison est l&#8217;une des figures les plus importantes de l&#8217;histoire américaine – surtout en ce qui concerne la séparation de l&#8217;Église <a class="more-link" href="https://lp44.fr/meeting-laique-unitaire-national-et-international-du-6-decembre-2025/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 style="text-align: center;">Discours de Robert Boston<br />Américains Unis pour la Séparation &#8211; USA</h3>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>« <em>Nous enseignons au monde</em> » : <br />le déclin et la chute de la vision de l’État laïque de James Madison aux États-Unis</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>James Madison</strong> est l&rsquo;une des figures les plus importantes de l&rsquo;histoire américaine – surtout en ce qui concerne la séparation de l&rsquo;Église et de l&rsquo;État et le gouvernement laïque.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de gens, lorsqu&rsquo;ils pensent à la séparation de la religion et du gouvernement en Amérique, pensent d’abord à <strong>Thomas Jefferson</strong> – et c&rsquo;est approprié. Après tout, Jefferson a rédigé le <strong>Statut de Virginie</strong> pour la liberté religieuse, qui a mis fin au soutien gouvernemental de l&rsquo;Église anglicane en Virginie et garanti la liberté de culte pour tous. Mais nous devons nous rappeler que le Statut de Virginie serait resté de simples mots sur un parchemin si <strong>Madison</strong> ne l&rsquo;avait pas mis à l’ordre du jour de la législature pour lui donner force de loi en 1786.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1802, <strong>Jefferson</strong> parla avec éloquence du Premier Amendement de la Constitution des États-Unis, créant un « <em>mur de séparation entre l&rsquo;Église et l&rsquo;État</em> », mais c&rsquo;est uniquement grâce à <strong>Madison</strong> que nous avons ce Premier Amendement. Madison a intégré les principes du Statut de Virginie – aucune Église officielle et liberté de culte pour tous – dans le Premier Amendement. Madison fut l&rsquo;un des principaux auteurs du Premier Amendement et en fait de l&rsquo;ensemble de la Constitution. En Amérique, il est connu comme le « <strong><em>Père de la Constitution</em></strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Madison</strong> savait que participer à la naissance des États-Unis était un accomplissement important, un de ceux qui constitueraient son héritage. Pendant sa retraite, Madison correspondait avec de nombreux amis et associés. Dans une lettre datée du 10 juillet 1822 à <strong>Edward Livingston</strong>, <strong>Madison</strong> observa : « <em>Nous enseignons au monde la grande vérité que les gouvernements se portent mieux sans rois ni nobles qu&rsquo;avec eux. Le mérite sera doublé par l&rsquo;autre leçon, que la religion s&rsquo;épanouit avec une plus grande pureté, sans que ce soit avec l&rsquo;aide du gouvernement</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les États-Unis étaient encore un pays relativement jeune en 1822. Notre Constitution n&rsquo;était en vigueur que depuis 33 ans. Pourtant, <strong>Madison</strong> n&rsquo;hésita pas à expliquer ce que nous enseignions au monde. Il croyait clairement que notre manière de faire les choses valait la peine d&rsquo;être exportée vers d&rsquo;autres nations.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong><em>Nous enseignons au monde</em></strong>. » Aujourd’hui, je pense souvent aux mots de <strong>Madison</strong>. Du temps de Madison, une jeune nation audacieuse osait dire au monde qu&rsquo;il ne devrait y avoir aucun roi. Elle promouvait l&rsquo;idée radicale de la séparation entre la religion et le gouvernement. C&rsquo;est ce que nous avons enseigné au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Que sommes-nous en train d&rsquo;apprendre au monde aujourd&rsquo;hui ? Des choses assez différentes, me semble-t-il : que les faits ne signifient rien et peuvent être étirés comme de la pâte à modeler. Que la réalité est définie par ce que dit un prétendant au pouvoir. Que vous n&rsquo;avez pas besoin de croire aux preuves que vous voyez de vos propres yeux – c’est-à-dire, que nous n&rsquo;avons pas besoin de respecter les preuves scientifiques. Que les puissants, la majorité, s&rsquo;attribuent plus de droits que les autres simplement en raison de leur nombre. Que certains Américains sont inférieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes réunis ici, aujourd&rsquo;hui, pour une occasion solennelle : <strong>célébrer le 120e anniversaire de la laïcité française</strong>. Tout en adressant mes chaleureuses félicitations pour cette étape, je ne peux m&#8217;empêcher de noter une ironie : les États-Unis, qui ont été les pionniers du concept de gouvernement laïque et l&rsquo;ont exporté vers d&rsquo;autres pays, abandonnent rapidement ce principe.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre situation est grave, et il est de mon triste devoir aujourd&rsquo;hui de vous informer que vous ne pouvez plus compter sur les États-Unis pour enseigner au monde la valeur d&rsquo;un gouvernement laïque. Cette leçon devra venir d&rsquo;autres nations, telles que la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre situation malheureuse peut être imputée à <strong>Donald Trump</strong>. Lorsque Trump a été élu pour la première fois en 2016, je pensais que c&rsquo;était un coup de chance. Dans notre système compliqué, Trump a réussi à remporter une victoire au Collège électoral alors que la majorité des Américains n&rsquo;avaient pas voté pour lui. Mais en 2024, une majorité a voté pour lui. Ils ont voté pour lui en sachant parfaitement qu&rsquo;il n&rsquo;a absolument aucun respect pour notre démocratie. Ils ont voté pour lui en étant bien conscients qu&rsquo;il avait incité une foule à saccager le Capitole des États-Unis le 6 janvier 2021. Ils ont voté pour lui en sachant qu&rsquo;il est grossier, intellectuellement limité et dépourvu de la moindre éthique. Ils ont voté pour lui en sachant qu&rsquo;il est un délinquant sexuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat est que notre démocratie vacille. Des chars et des soldats armés patrouillent dans nos grandes villes. Les personnes ayant la « mauvaise » couleur de peau – c’est-à-dire noires ou brunes – sont arrachées aux rues par des agents fédéraux masqués et envoyées vers on ne sait où. <strong>Trump</strong> et ses alliés ferment des branches entières du gouvernement fédéral. Les néo-fascistes complotent ouvertement pour truquer les élections et élaborent des plans afin de rester au pouvoir pendant une génération. Les ennemis perçus de Trump sont accusés de crimes fictifs et traînés devant les tribunaux. Pendant ce temps, la Cour suprême reste les bras croisés et ne fait rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux formes de fascisme – et je n&rsquo;hésite pas à utiliser ce terme – affligent notre nation. L&rsquo;une est représentée par une classe de ploutocrates millionnaires/milliardaires qui rechignent à payer des impôts et estiment que notre gouvernement ne devrait, pour l’essentiel, rien faire d&rsquo;autre que rediriger les ressources vers eux. L&rsquo;autre est celle des fascistes théocratiques qui s&rsquo;efforcent de faire de la conception fondamentaliste du christianisme la religion officielle <em>de facto</em> des États-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux camps se sont unis pour renverser notre démocratie. Les résultats de leurs actions sont faciles à voir : les femmes ont déjà perdu le droit à l&rsquo;avortement légal dans plusieurs États. Les droits des membres de la communauté LGBTQ, en particulier les Américains transgenres, sont progressivement érodés. La discrimination contre les non-chrétiens et les non-croyants est désormais culturellement et légalement acceptée dans de nombreux cas. Des livres sont retirés des bibliothèques publiques, et plusieurs États essaient d&rsquo;imposer des manifestations ouvertement religieuses, y compris d&rsquo;énormes affiches représentant les Dix Commandements, dans nos écoles publiques. Des milliards de dollars sont détournés de nos écoles publiques et transférés vers des écoles religieuses privées qui n&rsquo;ont aucune responsabilité envers le public qui est obligé de les financer.  </p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai passé les derniers mois à parler dans différentes régions des États-Unis, du Colorado et du Texas à l&rsquo;Iowa et au Missouri. Partout où je vais, les gens me demandent : Que pouvons-nous faire ? Le problème est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de réponse facile. Les avantages de la démocratie et d&rsquo;un gouvernement laïque sembleraient aller de soi. Mais si les gens les ont rejetés pour une raison quelconque, ils ne seront pas facilement rétablis.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne suis pas sûr de la direction que prend mon pays. Je pensais autrefois que nos normes et traditions démocratiques étaient suffisamment solides pour résister aux défis qu&rsquo;elles affrontent actuellement. Je n&rsquo;y crois plus. Quelque chose doit céder. Mon espoir est que ce que nous traversons en Amérique n&rsquo;implique pas des niveaux massifs de violence et de morts – bien que nous en voyions déjà certains signes. Je ne peux qu&rsquo;espérer que ce qui surgira des cendres indiquera un avenir meilleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce sens, j&rsquo;ai rassemblé quelques réflexions sur ce que nous, aux États-Unis, devons faire – en supposant que nous survivions à cette période actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, <strong>nous avons besoin de références explicites à la séparation de la religion et du gouvernement et à un gouvernement laïque dans notre Constitution, y compris les expressions « <em>séparation de l&rsquo;Église et de l&rsquo;État </em>» et « <em>gouvernement laïque</em> »</strong>. Nous avons également besoin d&rsquo;une déclaration claire selon laquelle <strong>nos lois doivent être basées sur des justifications laïques et rationnelles</strong>, ce que la Cour suprême acceptait autrefois mais qu&rsquo;elle a récemment abandonné.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, les États-Unis ont besoin d’un système de protection sociale et de soutien pour ceux qui en ont besoin, qui soit fourni par l’État et non ancré dans des communautés religieuses. Notre aide aux personnes dans le besoin doit être fournie par l’État, et elle doit être laïque.</p>
<p style="text-align: justify;">Troisièmement, <strong>tout soutien des contribuables à l’éducation religieuse doit être supprimé</strong>. Les écoles religieuses ont le droit d’exister, mais elles n’ont pas le droit de contraindre les autres à financer leur entretien. De nombreuses écoles religieuses enseignent des vues incorrectes sur la science et l’histoire. Beaucoup prêchent l’intolérance et s’opposent aux droits fondamentaux des femmes, des minorités religieuses et des membres de la communauté LGBTQ. Beaucoup s’opposent à la démocratie. Il n’est pas dans l’intérêt de l’État de soutenir ces institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatrièmement, notre Constitution doit contenir des protections explicites pour la liberté reproductive, y compris le droit à l&rsquo;avortement légal, et garantir l&rsquo;égalité des droits civils pour les membres de la communauté LGBTQ, y compris le droit de se marier.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinquièmement,<strong> toutes les formes de ce que nous appelons en Amérique la « religion civile » doivent prendre fin. Cela signifie mettre fin à l&rsquo;utilisation de « In God We Trust » comme devise nationale, le retirer de la monnaie et supprimer l&rsquo;expression « sous Dieu » du Serment d&rsquo;allégeance</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sixièmement, <strong>les politiciens doivent cesser de prêcher</strong>. Ce n’est pas leur rôle. Lors d’un événement au Musée de la Bible à Washington, D.C., en septembre, <strong>Trump</strong> a déclaré : « <em>En tant que président, je défendrai toujours l’héritage glorieux de notre nation, et nous protégerons les principes judéo-chrétiens de notre fondation. Nous devons ramener la religion en Amérique – la ramener plus forte que jamais.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un État laïque, aucun politicien ne devrait se fixer pour objectif de « ramener » la religion. Les individus sont tout à fait capables de décider eux-mêmes de la place qu’ils souhaitent accorder à la religion dans leur vie. Quand, si, où et comment nous pratiquons notre culte ne regardent en rien le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nous devons remettre en question l’idée, courante en Amérique, selon laquelle la religion mérite un traitement spécial. De nombreuses religions prêchent l’intolérance ; certaines justifient même la violence contre ceux qui croient différemment. Bien que l’État doive respecter la liberté de conscience, il n’a pas à rester silencieux lorsque des expressions de foi cherchent à enlever les droits des autres ou causent du tort à des individus spécifiques ou à la société dans son ensemble.  </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aux États-Unis, nous apprenons à nos dépens ce qui peut arriver lorsque des groupes religieux se déclarent au-dessus des lois</strong>. Pendant la pandémie de COVID-19, certaines maisons de culte ont refusé de respecter des réglementations conçues pour protéger tout le monde. Lorsque les vaccins sont devenus disponibles, elles ont adopté des théories du complot absurdes et ont combattu des mesures de santé publique vitales.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérez également l&rsquo;assaut contre notre Capitole le 6 janvier 2021. Si vous regardez des images de cet événement, vous remarquerez une chose intéressante : beaucoup de membres de la foule agitaient des croix ou brandissaient des Bibles. Leurs croyances religieuses extrêmes les ont amenés à adopter la violence et à défendre le chaos. Présentés avec une théorie du complot ridicule – selon laquelle l&rsquo;élection de 2020 avait été volée à Trump – ils manquaient des outils intellectuels pour traiter l&rsquo;information et parvenir à la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est, peut-être, le plus grand défi auquel l&rsquo;Amérique est confrontée en ce moment : un nombre considérable de nos citoyens manquent de capacités intellectuelles suffisantes pour se prémunir contre les absurdités. Et beaucoup de ces citoyens sont des extrémistes religieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré mon pessimisme, je garde espoir en l&rsquo;avenir, car je connais un peu l&rsquo;histoire et je sais que les tyrans ne règnent souvent pas éternellement. Ils finissent inévitablement par tomber.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre ans seulement avant que <strong>Madison</strong> n&rsquo;écrive sur l&rsquo;enseignement au monde, Percy Bysshe Shelley composait le poème « <em>Ozymandias</em> », dans lequel « <em>un voyageur venu d&rsquo;un pays antique</em> » raconte ce qu&rsquo;il a vu dans un désert oublié : un monument tombé – « <em>deux jambes de pierre immenses et sans tronc</em> » – accompagné d&rsquo;un avertissement à tous : « <em>Contemplez mes œuvres, ô puissants, et désespérez</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-moi, il y a des jours où beaucoup d&rsquo;entre nous, en Amérique, regardent les œuvres de l&rsquo;administration actuelle et ne peuvent que ressentir du désespoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais rappelons-nous le contexte du poème de <strong>Shelley</strong>. La statue du tyran, qui était si sûr de régner éternellement, est retrouvée, comme nous le dit Shelley, à moitié enfouie dans le sable dans un coin obscur – « <em>Il ne reste rien d&rsquo;autre</em> », écrit Shelley. « <em>Autour de la ruine colossale, sans limite et nue, s&rsquo;étend à perte de vue le sable solitaire et plat</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les tyrans tombent. Leurs œuvres, leurs monuments grandioses – et leurs mensonges – finissent par s&rsquo;effondrer ou sont démolis.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous en voyons actuellement les signes aux États-Unis. La cote de popularité de <strong>Trump</strong> est au plus bas et ne devrait que se détériorer à mesure que les Américains ressentent les effets néfastes de sa politique économique inepte. Des manifestations éclatent dans tout le pays. Des millions de personnes y ont pris part, moi y compris.</p>
<p style="text-align: justify;">La destruction métaphorique de l&rsquo;édifice honteux construit par l&rsquo;escroc qui siège à la Maison-Blanche et ses acolytes aura lieu, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une question de temps. Je me sens frustré quand je pense que 38 ans de mon travail ont été anéantis par un homme d&rsquo;une telle médiocrité et d&rsquo;une culture inexistante. Mais je me souviens alors de deux choses : premièrement, <strong>Trump</strong> n&rsquo;a pas agi seul. Il a été soutenu par des personnes riches et puissantes, bien plus intelligentes que lui, qui veulent modifier fondamentalement ce qu&rsquo;est mon pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, je me souviens que <strong>défendre un principe constitutionnel important comme la séparation de l&rsquo;Église et de l&rsquo;État</strong> n’est jamais un fardeau. En fait, c&rsquo;est un honneur, c&rsquo;est un privilège. J&rsquo;ai eu la chance de le faire pendant si longtemps. Il existe des façons bien moins pleines de sens de passer sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je tiens à être clair sur un point : au cours de mon parcours, le soutien d&rsquo;amis comme vous, membres de la communauté internationale, a été inestimable, et je vous en remercie. Je vous ai souvent côtoyés ici à Paris au cours des 23 dernières années. Il m&rsquo;est arrivé, après nos réunions, de me demander : « <em>Dois-je vraiment y retourner ?</em> » Mais je me suis alors souvenu que l&rsquo;Amérique n&rsquo;appartient pas à Donald <strong>Trump</strong>, aux ploutocrates ou aux extrémistes religieux qui l&rsquo;ont élevé au-dessus du Jésus qu&rsquo;ils prétendent suivre. L&rsquo;Amérique est une idée. Une bonne idée. Une idée qui vaut la peine d&rsquo;être défendue.<br /><br />À l&rsquo;heure actuelle, une bande de personnes mesquines, malveillantes et malfaisantes tient l&rsquo;Amérique dans un étau mortel et espère l&rsquo;étrangler jusque à ce que mort s&rsquo;ensuive. Les honnêtes citoyens américains leur arracheront les mains. Et une fois que nous y serons parvenus, nous nous attellerons à la difficile tâche de reconstruire notre démocratie, notamment en consacrant le caractère laïque de l&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais alors que je m&rsquo;adresse à vous aujourd&rsquo;hui, conscient de la réalité à laquelle nous sommes confrontés aux États-Unis, j&rsquo;ai une tâche qui n&rsquo;est pas agréable, mais qui est nécessaire : puisque les États-Unis abandonnent leur rôle de soutien et de défenseur d&rsquo;un gouvernement laïque, il est important que d&rsquo;autres nations prennent le relais et assument ce rôle. Ceux d&rsquo;entre vous qui représentent des pays où le gouvernement laïque est protégé – et je m&rsquo;adresse en particulier à vous, mes amis français – doivent défendre avec audace et sans s’excuser les principes de l&rsquo;État laïque. Et quel moment idéal pour nous consacrer à nouveau à ce principe essentiel alors que nous nous réunissons dans cette belle ville pour célébrer les 120 ans de la laïcité française.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez votre mission. Maintenant, mes amis, allez de l&rsquo;avant et, dans l&rsquo;esprit de James Madison, enseignez au monde entier.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Robert Boston</strong><br /><strong>Conseiller principal</strong><br /><strong>Membre de la rédaction du mensuel <em>Church &amp; State<br /></em>American United for Separation of Church and State</strong></p>
<p> </p>
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		<title>Hommage aux Communards internés en Vendée</title>
		<link>https://lp44.fr/hommage-aux-communards-internes-en-vendee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 15:42:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Commune de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 mars 1871, quand le peuple de Paris se soulève à la fois contre les Prussiens aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers qui veut désarmer la Garde nationale en prenant les canons de Montmartre et de Belleville que les Parisiens ont payé par souscription …l’institutrice Louise Michel, du Comité <a class="more-link" href="https://lp44.fr/hommage-aux-communards-internes-en-vendee/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 18 mars 1871</strong>, quand le peuple de Paris se soulève à la fois contre les Prussiens aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers qui veut désarmer la Garde nationale en prenant les canons de Montmartre et de Belleville que les Parisiens ont payé par souscription …<span style="color: #800000;">l’institutrice <strong>Louise Michel</strong>, du Comité républicain de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement</span>, se porte sur la butte avec <strong><em>une fourmilière</em></strong> <strong><em>d’hommes et de femmes</em></strong> écrira-t-elle dans ses <em>Mémoires</em>. On appelait les soldats <strong><em>à ne point égorger Paris, mais à défendre la République. </em></strong>Ils parviennent à reconquérir la butte aux militaires dont certains fraternisent avec les Parisiens. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong>, une lingère</span> venue du fond de la Vendée trouver du travail à Paris dans les années 1850, était là, dans cette foule, <span style="color: #0000ff;">comme son mari Jules Chiffon, un tailleur de pierre, engagé dans la Garde nationale</span>. Quand la foule voulut passer par les armes les généraux qui avaient conduit l’opération (et qui avaient participé à la répression de juin 1848), <span style="color: #800000;">Louise Michel tenta d’intercéder avec Georges Clemenceau</span>, médecin et maire du XVIII<sup>ème</sup> arrondissement, mais en vain. L’insurrection se propage, le Comité central de la garde nationale s’installe à l’Hôtel de ville et la Commune de Paris est officiellement proclamée le 28 mars.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;">Louise Michel</span></strong> reste dans la lumière, habillée en Garde national. Elle ne craint pas de faire le coup de feu, ambulancière ou combattante, à Issy ou à Clamart, au premier rang ou ralliant les fuyards, ou dans les Clubs, comme celui de la Révolution. C’est à la barricade de la chaussée Clignancourt, avec quelques dizaines d’hommes de son bataillon, qu’elle tire ses dernières balles. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong></span> reste dans l’ombre, mais elle agit, ambulancière, dans l’Union des Femmes pour la défense de Paris, et « <em>ceinte d’une écharpe rouge et armée d’un revolver, elle a accompagné et même entraîné à plusieurs reprises son</em> <em>mari, capitaine au 121e bataillon fédéré, aux barricades du pont d’Austerlitz, de l’avenue Daumesnil et du boulevard Mazas. On l’appelait « la Capitaine »,</em> diront ses détracteurs. Car les femmes, écrit <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span>, « <em>ne se demandaient pas si une chose était possible, mais si elle était utile, alors on réussissait à l’accomplir</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Durant la Semaine sanglante, en mai 1871, quand les Versaillais entrent dans Paris, « <em>comme un long serpent noir</em> », <span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong></span> recherchée, se livre le 24, en échange de sa mère arrêtée à sa place. Elle est emmenée au camp de Satory, puis transférée <strong>à la prison des Chantiers de Versailles. </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong></span> arrêtée le 2 juin y arrive à son tour. Jusqu’à la fin août 1871, elle côtoie <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong> </span>et les 400 femmes internées en attente de jugement. Un photomontage d’Appert les identifie toutes deux dans la grande cour, parquées comme une fournée de misérables sous la surveillance des gardes, fusil au pied. « <em>Gendarmes » </em>dit l’officier qui veille<em> « à la première qui bouge, tirez sur ces putains</em> ». Jules Chiffon avait pu franchir les barrières mais il est pris à son tour le 14 juin dans l’Aube et expédié dans un fort breton. Thiers l’avait annoncé : « <em>pour ces rebelles, l’expiation sera complète</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après le passage devant les conseils de guerre, pour <span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong> </span>en décembre 1871, condamnée à la déportation en enceinte fortifiée, comme Jules Chiffon avec en plus la dégradation civique, pour <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud </strong></span>en mai 1872, condamnée à 20 ans de travaux forcés ; il y eut quelques errances dans les maisons d’arrêt avant de voir nos deux « <strong><em>vaillantes Communeuses</em></strong> » réunies à la prison d’Auberive.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que Jules, venu de Brest, part en juillet 1872 avec le convoi de bagnards, déportés et transportés, et des insurgés kabyles d’Algérie, sur <em>La Garonne</em>, vers la Nouvelle-Calédonie, un fourgon cellulaire arrive en août 1872 à la « Maison centrale de force et de correction » de la Haute-Marne. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> <span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;">«</span> matricule 2139 <span style="color: #000000;">»</span></span> est accueillie, avec ses compagnes d’infortune, par <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> « <span style="color: #800000;">matricule 2182</span> » et quelques autres, internées là depuis la fin mai 1872, aux cris vite étouffés de « <strong><em>Vive la Commune</em></strong> ». Sous la surveillance des Sœurs de Marie-Joseph et des gardes chiourmes, près de 400 détenues s’entassent dans les cellules étroites, suffocantes l’été, glacées l’hiver, dans l’attente de leur « transportation ». Le 24 août 1873, <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> est transférée, suivie le 22 février 1874 par <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, jusqu’à La Rochelle puis Rochefort, en partance pour <em>la Calédonie</em>, le nouveau lieu de déportation.</p>
<p style="text-align: justify;">Près de 4 000 Communards sont déportés, plus de 20 convois des « <em>galères de la République</em> » vont se succéder. <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> prend le convoi de <em>La Virginie</em>, enfermée comme les autres dans les cages des batteries basses d’août à décembre 1873 et <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> le trois-mâts barque <em>L’Orne</em>, les politiques mêlées aux droits communs, voleuses, infanticides, prostituées, destinées à servir d’épouses aux condamnés installés sur les concessions agricoles ; le « voyage » dure de mars 1874 à la mi-juillet. Pour <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> fin 1873 comme pour <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, six mois plus tard, le nouvel horizon devient la presqu’île Ducos sur la Grande-Terre. Jules y est arrivé en novembre 1872.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> obtient le droit de rejoindre son mari dans sa paillote, sous la surveillance des sentinelles militaires, sans plus de commisération pour les déportés que pour les indigènes ou leurs chiens. Au moins pouvaient-ils tous deux être réunis et exploiter une petite concession. <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> partage sa case avec Nathalie Lemel, avant de partir en mai 1875 à la baie de l’Ouest. C’est là qu’elle recueille les contes et coutumes du peuple kanak.</p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès des campagnes pour l’amnistie des Communards, grâce à Victor Hugo, Clemenceau puis Gambetta, permettent à <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> dont la peine est commuée en déportation simple de s’installer à Nouméa où elle enseigne. Le sort de <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> est plus tragique. Dans un contexte de violences marqué par la grande révolte des kanaks spoliés de leurs terres en 1878, et malgré les réductions de peine puis la « libération » du fait de l’amnistie partielle de 1879, le couple Chiffon ne bénéficie pas de ce temps de grâce. Désormais installés dans <em>la vallée des colons</em> à Magenta, le 22 mars 1880, un Canaque au service des pères maristes, assassine Jules à coups de hache et viole <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong></span> quitte Nouméa en septembre 1880, accueillie dans la lumière à son retour en gare Saint-Lazare en novembre par une foule considérable, avec Georges Clemenceau, Louis Blanc et Henri Rochefort au premier rang. Jusqu’en janvier 1905, elle reprend son combat, fidèle à ses idéaux révolutionnaires. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> meurt seule, dans l’ombre de l’Histoire, à l’hôpital militaire de Nouméa le 14 janvier 1882, elle n’a que 47 ans.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> l’anarchiste comme l’obscure Vendéenne <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, ont <strong><em>choisi leur cause</em></strong> : « <strong><em>Ceux et celles qui viendront après nous porteront semence pour la justice et la liberté</em></strong> ».</p>
<p style="text-align: center;">000000000</p>
<p><em>En hommage, à Louise, Marie-Augustine et les 900 Communeux qui ont fréquenté l<strong>es geôles vendéennes au « château » de Noirmoutier ou au fort de l’île d’Yeu entre septembre 1871 et mars 1872</strong>, cet extrait du poème de Louise Michel, <span style="color: #800000;"><strong>Les œillets rouges</strong></span></em> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Dans ces temps-là, les nuits, on s’asseyait dans l’ombre<br />Indignés, secouant le joug sinistre et noir<br />De l’homme de décembre, et l’on frissonnait, sombre,<br />     Comme la bête à l’abattoir.</p>
<p style="text-align: left;">L’Empire s’achevait, il tuait à son aise,<br />Dans sa chambre où le seuil avait l’odeur de sang<br />Il régnait, mais dans l’air soufflait la Marseillaise<br />     Rouge était le soleil levant…</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Florence Regourd</strong> pour le CDHMOT<sup> (1)</sup><br /><strong>Noirmoutier 24 mai 2025</strong></p>
<p><sup>(1) CDHMOT : Centre de Documentation sur l&rsquo;Histoire du Mouvement Ouvrier et du Travail en Vendée.</sup></p>
<hr />
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-214805" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2.jpg" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2.jpg 200w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-100x100.jpg 100w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-40x40.jpg 40w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-45x45.jpg 45w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Florence Regourd </strong>a fait sa carrière de professeur d&rsquo;histoire en lycée, puis en classe préparatoire à La Roche-sur-Yon et à Nantes.<br />Fondatrice et actuelle présidente du CDHMOT de Vendée, elle s&rsquo;intéresse particulièrement à l&rsquo;histoire sociale.<br />A la retraite, elle écrit des ouvrages d&rsquo;histoire sur la Vendée mais aussi des poèmes et des nouvelles. Cinq recueils : Itin-<em>errances, Le clôt des cavales, Ephémères fulgurances, La porte de la ruelle, La Pointe aux herbes.<br /></em>Cette biographie de Marie-Augustine Gaboriaud est son premier roman.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud<br /></strong>(Ardelay 1835 &#8211; Nouméa 1882)<em><strong> <br />Une Vendéenne dans la Commune de Paris</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">18 mars 1871 : le peuple de Paris se soulève, à la fois contre les Prussiens toujours aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers, qui veut désarmer la Garde nationale.Parmi ces Parisiens, nombre de provinciaux comme Marie-Augustine Gaboriaud, une lingère venue d&rsquo;Ardelay, près des Herbiers et son mari, Jules Chiffon, un tailleur de pierre de la Côte d&rsquo;Or.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant deux mois, l&rsquo;insurrection de <em>La Commune de Paris</em> cherche à instaurer un pouvoir ouvrier avant de sombrer dans la répression de la <em>Semaine sanglante.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Marie-Augustine s&rsquo;engage pour cette <em>République universelle, démocratique et sociale</em>, avec 73 autres Vendéennes et Vendéens. Louise Michel la cite à ses côtés dans ses <em>Souvenirs. </em>Elle est sur les barricades, emprisonnée aux Chantiers de Versailles, à Auberive en Maison centrale, condamnée et déportée en Nouvelle-Calédonie, le nouveau bagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Louise et tant de femmes oubliées, elle survit à Ducos, dans la Baie des Dames, retrouvant son époux également déporté. Mais un sort tragique s&rsquo;abat sur eux. A peine amnistiés, Jules est assassiné et Marie-Augustine meurt deux ans plus tard, elle avait 47 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette biographie romancée nous replonge, il y a 150 ans, dans le combat de ces vaillantes <em>Communeuses.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-214767" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd-209x300.jpg 209w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd.jpg 290w" sizes="(max-width: 209px) 100vw, 209px" /></p>
<hr />
<p> </p>




]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Relire la Révolution Française</title>
		<link>https://lp44.fr/relire-la-revolution-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 14:43:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Note de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
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					<description><![CDATA[Note de lecture  Dans ce nouvel opus, notre ami et camarade Jean-Marc Schiappa réussit un double score : toujours se renouveler sur un sujet qu’il a souvent bien et longuement traité et nous faire vivre ces moments révolutionnaires si intenses, et souvent, selon l’expression populaire « on s’y croirait » vraiment et cela suscite l’intelligence de la réflexion <a class="more-link" href="https://lp44.fr/relire-la-revolution-francaise/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: left;"><strong>Note de lecture </strong></h4>
<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%">
<p style="text-align: justify;">Dans ce nouvel opus, notre ami et camarade <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> réussit un double score : toujours se renouveler sur un sujet qu’il a souvent bien et longuement traité et nous faire vivre ces moments révolutionnaires si intenses, et souvent, selon l’expression populaire « <em>on s’y croirait</em> » vraiment et cela suscite l’intelligence de la réflexion sur ce qu’il aurait fallu faire, si on avait été de la mêlée. Et rassurons les « <em>âmes inquiètes</em> » s’il y en avait, on parle bien de <strong>Gracchus Babeuf</strong> dans cet ouvrage consistant et prenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est très intéressant est de voir comment, dans une situation chaotique, malgré toutes les contradictions, les avancées et les reculs, on va passer d’un pays qui ploie sous les servitudes et les pesanteurs de <strong>l’Ancien-Régime</strong> à un pays moderne qui va sortir de la nuit. L’auteur indique la situation de départ : 34 généralités ou provinces, 40 gouvernements militaires, 135 diocèses, 13 parlements judiciaires, 5 juridictions diverses de perception de l’impôt sur le sel (<strong>gabelle</strong>)  et la situation d’arrivée : un pays unifié (ce qui n’est pas exactement la même chose que centralisé).</p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>État des lieux</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">L’Église possède 10% des terres avec 130 000 religieux et 300 000 nobles. La <strong>nationalisation des biens du Clergé</strong> sera réellement le point de départ de la création d’une nouvelle paysannerie profondément attachée à la terre. Il y a aussi une idée chère à l’auteur, car elle est féconde pour hier et aujourd’hui, c’est la fédération de la Corse à la France et non son appropriation ou son rattachement. Ce n’est nullement d’<em>annexion</em> mais de <em>fédération</em> qu’il s‘agit. Et l’incompréhension de cela est la source de beaucoup de problèmes aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la représentation politique est fondamentale : il y eut 34 convocations des États-Généraux dont 27 eurent lieux avant 1500 et les derniers en 1614, avant ceux de 1788. Le 9 juillet, l’Assemblée nationale (en fait le <strong>Tiers-État</strong> plus une partie du <strong>Bas-Clergé</strong> et une infime partie de la <strong>Noblesse</strong>) deviendra Constituante. Celle-ci fera une Constitution dont la <em>Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789</em> est la partie la plus importante, car elle porte un coup de hache violent à la Monarchie et à l’Église, qui ne s’en remettront jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des femmes et de leur place dans la société est vraiment traitée sous un jour nouveau, loin des augustes fadaises de la bien-pensance que l’on nous débite à longueur de sornettes, en mettant au jour la vraie problématique : l’exclusion des femmes est d’abord et avant tout sociale, bien avant d’être « <em>sexuelle ou genrée</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le 28 avril 1789, pour la première fois, le cri de « <em><strong>À bas la Calotte !</strong></em> » est lancé, il fera flores ensuite lors des 100 jours pour ne jamais disparaitre de la vie politique, sociale et laïque de la France. La question de la liberté de conscience est aussi abordée à partir de plusieurs entrées différentes, ce qui alimente notre réflexion de <strong>Libres Penseurs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’immense mérite et effort de <strong>Maximilien Robespierre</strong> fut d’avoir permis l’union des différentes révolutions dans la Révolution et c’est comme cela qu’un bond en avant gigantesque a pu se réaliser. Et quand le Front uni des révolutions s’est brisé, la <strong>Révolution</strong> ira vers son terme. L’auteur met aussi à bas un mythe, celui de la tentative d’assassinat de <em>l’Incorruptible</em> par le gendarme <strong>Merda</strong>, alors qu’en fait, c’est <strong>Robespierre</strong> qui se tira lui-même une balle dans la bouche pour se suicider après son arrestation.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Deux questions particulières</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a bien des sujets à réfléchir suite à cette lecture, mais je voudrais en traiter deux qui m’ont particulièrement intéressé. Incontestablement, l’économie a trouvé un développement réel dans la sphère de la <strong>Méditerranée</strong> qui a donné une véritable impulsion au <strong>capitalisme naissant</strong>. Mais la fin des <strong>Croisades</strong> et l’expansion de l’<strong>Islam</strong> a interdit que l’Italie devienne le berceau naturel du <strong>Capitalisme</strong> et l’axe de développement s’est retrouvé poussé vers le nord de l’Europe, ce qui modifia grandement les choses et l’Histoire qui allait s’écrire. Il y a là un sujet qui, comme <em>l’Oncle Paul</em> prés de sa cheminée, va sans doute nourrir nos réflexions et travaux prochains avec l’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième sujet est la question du <strong>Pouvoir</strong>. L’auteur, à raison, indique que la phrase terrible de <strong>Saint-Just</strong>, le 13 novembre 1792 : « <em>On ne peut régner innocemment</em> » est fondamentale. Cela renvoie à beaucoup de choses comme <strong>Cronstadt</strong>, <strong>Makhno</strong> et les relations, parfois sanglantes, entre <strong>Bolcheviks</strong> et <strong>Anarchistes</strong>. Ce qui débouche naturellement sur la question de la <em>Terreur du Comité de Salut public</em>, qui fut (et cela n’excuse rien) bien moins sanglante que le <em>Terreur Blanche de Thermidor</em>. <strong>Marx</strong> s’interrogeait : « <em>Dans quelle mesure, la Terreur n’était-elle pas l’œuvre de personnes elles-mêmes terrorisées ?</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi une longue réflexion sur la formule : « <em>La Révolution est terminée</em> », ce qui n’a aucun sens pour <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>. C’est sans doute pourquoi il termine son livre sur le rappel du <strong>Mouvement des Gilets Jaunes</strong> avec le rappel de deux pancartes significatives, une qui proclamait : « <em>1789, 1968, 2019</em> » et une autre : « <em>Nous avons retrouvé la Fraternité, il nous reste à retrouver la Liberté et l’Égalité</em> ». Avec la <strong>Révolution française</strong>, on est décidément bien loin des arguties pédantes et ignorantes de révolutionnaires de salon et de complaisance : « <em>Gilets Jaunes, chemises brunes</em> ». Il est sûr que l’Histoire s’écrira toujours sans et contre ces incultes incapables de faire quoi que ce soit de positif dans la marée révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Christian Eyschen</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Relire la Révolution Française</em></strong> par <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> – Éditions Fayard – 352 pages – 23 €</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>


]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Découvrir la Révolution Française</title>
		<link>https://lp44.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 11:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Eléments de discussion]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
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					<description><![CDATA[Note de lecture Voici un ouvrage fort utile et fort bien fait sur un sujet majeur : La Révolution Française, commentelle commence et se termine. La séquence de l’ouvrage est très pédagogique : chaque chapitrecommence par un texte « Historique » qu’il est toujours bon de lire ou de relire, puis vient unrésumé suivi d’un <a class="more-link" href="https://lp44.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: left;"><strong>Note de lecture</strong></h4>
<p>Voici un ouvrage fort utile et fort bien fait sur un sujet majeur : <em><strong>La Révolution Française</strong></em>, comment<br />elle commence et se termine. La séquence de l’ouvrage est très pédagogique : chaque chapitre<br />commence par un texte « <em>Historique</em> » qu’il est toujours bon de lire ou de relire, puis vient un<br />résumé suivi d’un exposé des faits commentés. C’est très agréable à lire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette recension, je ne vais pas commenter chaque chapitre, car cela pourra dissuader le<br />lecteur d’acheter le livre et surtout de le lire. Comme <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> est un ami et plus qu’un<br />ami, cela ne serait pas courtois. Je vais seulement indiquer quelques éléments qui me semblent<br />intéressants à noter et à étudier plus avant.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur indique que si la <em><strong>Révolution Française</strong></em> a été absolue, c’est parce qu’elle devait abattre<br />une <strong>Monarchie absolue</strong> aussi. Il note que la <em><strong>Révolution</strong></em> a embrasé et embrassé la société toute<br />entière. La paysannerie dans son ensemble voulait l’anéantissement du système féodal et la<br />bourgeoisie pointait. Mais la paysannerie n’avait pas la force à elle seule (même si elle était la<br />catégorie de population la plus nombreuse à l’époque).</p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait donc la force toute entière du peuple pour briser le <em><strong>Vieux-Monde</strong></em> et en créer un nouveau.<br />L’auteur montre bien au fil des pages du récit que toutes les catégories du « <em><strong>Peuple</strong></em> » étaient<br />sujettes à des luttes de classes internes. Le <strong>Tiers-État</strong> n’était pas un, mais multiple. Si, globalement,<br />il aspirait à être « <em>quelque chose</em> » comme l’écrira <strong>Sieyès</strong> dans son fameux texte (qui est publié au<br />début de l’ouvrage), tout le monde en son sein ne voulait pas la même chose pour « <em>être</em> ». Cela est<br />excellemment démontré par l’auteur. De même que, paradoxalement, le combat contre les<br />ennemis était un facteur centripète, car il unifiait, alors que les victoires obtenues étaient<br />centrifuges, car chacun voulait en profiter au mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai écrit souvent et le livre le montre bien, c’est que si la<em><strong> Révolution Française</strong></em> a été aussi<br />puissante, notamment contre l’<strong>Église</strong>, c’est parce que la modernité n’avait pas pu passer par son<br />chemin « <em>normal</em> » en Europe alors : le <strong>Protestantisme</strong>. Il n’y a rien « <em>d’exceptionnel</em> » en soi qui la<br />distinguerait fondamentalement d’autres Révolutions, ce qui est original, c’est l’irruption violente<br />des masses sur le terrain où vont se régler leurs destinées, pour reprendre une expression de <strong>Léon</strong><br /><strong>Trotsky</strong>.</p>
<h4 style="text-align: center;"><em><strong>Des processus fondamentaux sont alors engagés</strong></em></h4>
<p style="text-align: left;">Si la <em><strong>Révolution</strong></em> n’a pas été le « <em><strong>Fiat Lux</strong></em> » sorti d’un néant, il n’en demeure pas moins qu’elle fut<br />créatrice de processus qui durent encore aujourd’hui. Ce qu’elle a posé sur la table de l’Histoire y<br />est toujours comme des problèmes à régler, à accomplir, à poursuivre et à développer en fonction<br />des besoins et des problèmes politiques à résoudre aujourd’hui. Nul besoin de la mythifier, elle se<br />suffit à elle-même.</p>
<p style="text-align: left;">Jean-Marc Schiappa traite de manière efficace <strong>l’Article 10</strong> de la <em><strong>Déclaration des Droits de</strong></em><br /><em><strong>l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789</strong></em> qui poursuit le chemin de la <strong>Laïcité</strong> et qui ouvre une<br />nouvelle étape qui débouchera sur les <em><strong>lois laïques</strong></em> et la <em><strong>loi de 1905</strong></em>.Tout n’est pas réglé alors, mais<br />l’impulsion fondamentale est vraiment enclenchée. Le <em><strong>Concordat de Bologne de 1516</strong></em> avait porté<br />un coup sévère au système mis en œuvre par le <strong>Baptême de Clovis</strong> ; l’Article 10 ouvrait un autre<br />champ bien plus puissant. On voit bien que la loi « <em><strong>Séparatisme</strong></em> » vise à remettre<br />fondamentalement en cause ce qui a été impulsé par <strong>1789</strong>.</p>
<p style="text-align: left;">Le livre montre bien aussi que la <em><strong>nationalisation des Biens du Clergé</strong></em>, si elle répondait dans<br />l’immédiat à un besoin de financement, entraîna une décléricalisation de la société, parfois<br />accompagnée par une certaine déchristianisation. Il rappelle que l’objet de la convocation des<br /><strong>États-Généraux</strong> était la levée de nouveaux impôts et que ceux-ci vont déboucher sur bien autre<br />chose. Il en est totalement de même pour la nationalisation des Biens du Clergé. Comme<br />l’analysait si bien <strong>Carl von Clausewitz</strong>, il n’y a souvent aucun rapport entre le déclencheur d’un<br />conflit et le résultat qu’il engendre.</p>
<h4 style="text-align: center;"><em><strong>Des questions toujours actuelles</strong></em></h4>
<p style="text-align: left;">Ce qui est aussi très intéressant, c’est la question de la Guerre, qui est très bien traitée dans ce<br />livre. Les ignorants de mauvaise foi nous rebattent les oreilles sur le pseudo-centralisme<br />« <em>jacobin</em> », alors que celui-ci est d’essence « <em>girondine</em> ». La <strong>Constitution de 1795</strong> est profondément<br />centraliste, alors que celle de <strong>1793</strong> « <em>jacobine</em> » est non seulement la plus démocratique, mais la plus<br />décentralisatrice possible.</p>
<p style="text-align: left;">Les <strong>Girondins</strong> voulaient la Guerre à l’extérieur pour empêcher la contestation interne qui<br />menaçait leurs pouvoir et privilèges. Ils donnèrent ainsi le prétexte voulu aux Monarchies<br />coalisées pour faire <strong><em>le Manifeste de Brunswick</em></strong>. C’est pourquoi <strong>Louis XVI</strong> et <strong>Marie-Antoinette</strong><br />appuyèrent à la fois la<strong> Déclaration de guerre</strong>, car ils espéraient que la <em><strong>Révolution</strong></em> serait balayée,<br />et aussi les menées de Coblence. C’est très bien expliqué dans l’ouvrage. La différence entre les<br />Girondins et les Jacobins se concentre essentiellement sur la question de la guerre.</p>
<p style="text-align: left;">La question de la Femme et des Femmes dans la <strong><em>Révolution</em></strong> est aussi abordée sous un angle<br />rationaliste et non pas mythifié dans un sens négatif ou positif comme trop souvent. Je lisais<br />récemment un autre ouvrage où l’on présentait <strong>Madame Rolland</strong>, <strong>Charlotte Corday</strong> et <strong>Olympe</strong><br /><strong>de Gouges</strong> comme des témoins de la foi révolutionnaire de l’époque. Pour les naïfs qui croient<br />cela sur parole, je leur conseille vraiment de lire l’ouvrage de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>, il y a loin en<br />effet de la coupe aux lèvres.</p>
<p style="text-align: left;">Beaucoup d’autres sujets sont traités, comme les <strong>Sans-Culottes</strong>, <strong>l’Esclavage</strong>, la <strong>Contre-Révolution</strong>, <strong>Bonaparte</strong>, et bien sûr la <strong>Terreur</strong>. S’il y eut de nombreuses victimes sous la <em>Terreur</em><br /><em>Rouge</em>, les sycophantes contre-révolutionnaires oublient toujours de dire que la <em>Terreur blanche</em><br />après la chute de <strong>Robespierre</strong> fut bien plus sanglante, ce qui n’excuse pas les massacres commis<br />avant au nom de la <strong>Révolution</strong> bien sûr.</p>
<p style="text-align: left;">L’affirmation dans la <strong>Constitution de 1793</strong> que « <em>le but de la société est le bonheur commun</em> »<br />indiquait clairement que «<em> le bonheur n’est donc pas quelque chose que l’on obtiendrait dans un autre</em><br /><em>monde, par élection divine, mais une construction sociale, sur cette terre.</em> » Il est aussi traité de la<br />question de « <em>qui étaient les meilleurs pour gouverner ? </em>» Pour les uns, c’est l’<strong>Égalité</strong> qui devait<br />primer ; pour ceux qui voulaient terminer la <strong>Révolution</strong>, ce sont les propriétaires qui seuls<br />pouvaient le faire, d’où le suffrage censitaire et la Propriété érigée comme un principe absolu.<br />C’est le triomphe de la Bourgeoisie, dont c’est l’avènement plein et entier.</p>
<p style="text-align: left;">Bien entendu, un ouvrage sur la <em><strong>Révolution Française</strong></em> de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> n’en serait pas<br />vraiment un sans <strong>Gracchus Babeuf</strong> (1). Je vous laisse découvrir cela, c’est un chantier toujours en<br />construction pour l’auteur de l’ouvrage que, vous l’aurez compris, je vous recommande<br />chaudement de lire.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Christian Eyschen</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Découvrir la Révolution Française par Jean-Marc Schiappa – Éditions sociales – 198 pages – 12 €.</p>
<hr />
<p>(1) &#8211; Cet ouvrage, à la fois concis et savant, est une bonne introduction à un sujet d&rsquo;une grande amplitude. Il s&rsquo;appuie sur des commentaires de documents qui le rendent accessible et plaisant à lire.<br />On peut se féliciter qu&rsquo;un <strong>spécialiste de la question, qui s&rsquo;est vu récemment décerner le prix Guizot de l&rsquo;Académie française pour son «Gracchus Babeuf» (2023)</strong>, nous offre une porte d&rsquo;entrée vers une historiographie dense et complexe.<br />Nous vous invitons à prendre connaissance de la recension écrite par<strong> Christian Eyschen</strong> de ce nouveau livre de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>.<br />Vous y trouverez quelques traits saillants de l’œuvre ainsi que des réflexions d&rsquo;un grand intérêt pour la faire résonner avec les questions présentes.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Isabelle d&rsquo;Artagnan, Présidente de l&rsquo;Irelp</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://irelp.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/"><strong>Article sur le site de l&rsquo;Irelp</strong></a></p>
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		<title>Rassemblement célébrant la fin de l’esclavage à La Réunion, le 20 décembre 2024.</title>
		<link>https://lp44.fr/rassemblement-celebrant-la-fin-de-lesclavage-a-la-reunion-le-20-decembre-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 14:09:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anticolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Libertés démocratiques]]></category>
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					<description><![CDATA[Intervention de Gérard Reix pour la Libre Pensée La Libre pensée de la Réunion remercie chaleureusement l’association des «&#160;Amis réunionnais de Sarda Garriga&#160;» de lui permettre aujourd’hui de célébrer avec eux la fin de l’esclavage le 20 décembre 1848 ici même dans l’île de la Réunion. Le thème choisi par la Libre Pensée pour honorer <a class="more-link" href="https://lp44.fr/rassemblement-celebrant-la-fin-de-lesclavage-a-la-reunion-le-20-decembre-2024/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Intervention de Gérard Reix pour la Libre Pensée</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">La <strong>Libre pensée de la Réunion</strong> remercie chaleureusement l’association des <strong>«&nbsp;Amis réunionnais de Sarda Garriga&nbsp;»</strong> de lui permettre aujourd’hui de célébrer avec eux la fin de l’esclavage le 20 décembre 1848 ici même dans l’île de la Réunion. Le thème choisi par la Libre Pensée pour honorer la mémoire de toutes les victimes de l’esclavage, à la Réunion, dans les colonies françaises et dans tous les pays, est&nbsp;: <strong><em>«&nbsp;Aujourd’hui, 176 ans après l’abolition de l’esclavage à la Réunion, où en sommes-nous de la devise républicaine&nbsp;: Liberté, Egalité, Fraternité&nbsp;?&nbsp;»</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’entamer mon propos, je voudrais que nous ayons une pensée pour nos frères et sœurs de Mayotte, abandonnés de la République depuis des années, et aujourd’hui durement frappés par les éléments naturels meurtriers.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 20 décembre 1848, il y a de cela 176 ans exactement, ici même à la Réunion, plus de 62&nbsp;000 esclaves apprenaient qu’ils cessaient d’être des meubles, tels que codifiés dans le Code Noir mis en place par les rois et soutenu par la hiérarchie de la religion catholique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 20 décembre 1848, <strong>Sarda Garriga</strong>, envoyé par le gouvernement pour mettre en application le décret d’abolition, annonce aux 62&nbsp;000 êtres humains qu’ils quittent leur statut juridique les assimilant à des objets pour accéder à celui d’affranchis.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas combien d’esclaves ont souffert sur notre île pendant plus de 150 ans, mais sachant que la durée de vie d’un esclave aux champs se situait entre 10 et 15 ans, ce sont sans doute des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont enrichi leurs maîtres, petits ou grands, par leur labeur incessant et éreintant.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’aller plus avant, réglons une question. Est-il encore utile de réfléchir, d’évoquer, de commémorer, de s’attarder sur cette période sombre de l’humanité&nbsp;? Tout a-t-il été dit sur l’esclavage&nbsp;? Faut-il ne plus en parler, comme l’a déclaré le secrétaire départemental d’un parti raciste et xénophobe&nbsp;:&nbsp; <em>«&nbsp;On ne doit plus parler d’esclavage, l’esclavage, c’est fini, moi, je ne fête pas le 20 décembre&nbsp;»</em> a-t-il dit, rejoignant ainsi la position officielle des représentants de la République qui a prévalu pendant les décennies de plomb durant lesquelles il fallait se cacher des gendarmes pour célébrer le 20 décembre&nbsp;! Nombreux sont ceux encore les gramouns qui se souviennent de ces interdictions de se rassembler en dansant le maloya&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant malgré lui, contre lui, comme pour conjurer et empêcher le retour de ces interdictions qui n’ont fort heureusement plus cours, des milliers et des milliers de réunionnais sont en fête depuis deux jours pour ne pas oublier cette période. La fête des libertés, pour élargir encore et encore les droits humains et les conquérir par la lutte lorsque cela est nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victor Schoelcher</strong>, le ministre qui, en 1848, a rédigé et fait voter le décret&nbsp; d’abolition pour toutes les colonies et territoires de France qualifiait l’esclavage comme étant <em>«&nbsp;le sommet de l’ignominie&nbsp;».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Des millions de femmes et d’hommes de par le monde se battent pour leur liberté, pour avoir le droit de vivre dignement. A ce sujet, même si ce n’est pas l’objet de cette célébration, selon l’ONG <strong>Walk Free</strong>, en 2018, il y avait encore 40,3 millions d’esclaves dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui la lutte pour la liberté, pour toutes les libertés, reste une lutte d’actualité.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, la bataille pour l’égalité n’a jamais cessé après 1848, pour aboutir à la transformation de La Réunion de colonie à département le 19 mars 1946.</p>
<p style="text-align: justify;">L’article premier du décret du 27 avril 1848 tient en deux phrases&nbsp;: <strong><em>«&nbsp;L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdites.&nbsp;»</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">C’est clair, net et sans bavure&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>Libre Pensée</strong> s’est aussi intéressée au préambule du décret qui expose les raisons de l’abolition. Ce qui se conçoit bien s’énonçant clairement, elles se résument en une phrase dont je vous lis le début&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>«&nbsp;Le gouvernement provisoire, considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine&nbsp;; considérant qu’en détruisant le libre arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir&nbsp;; qu’il est une violation flagrante du dogme républicain, Liberté, Egalité, Fraternité&nbsp;;&nbsp; (…)&nbsp;»</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="150" height="200" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/01/sarda-garriga.gif" alt="" class="wp-image-214263" style="width:155px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Sarda Garriga</strong> <br>1808-1877</figcaption></figure>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="163" height="200" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/01/Victor_Schoelcher-2.jpg" alt="" class="wp-image-214266" style="width:170px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Victor Schoelcher</strong><br>1804 &#8211; 1893</figcaption></figure>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="131" height="188" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2015/02/Hugo-V_1bis.jpg" alt="" class="wp-image-840" style="width:144px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Victor Hugo</strong><br>1802 &#8211; 1885</figcaption></figure>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="220" height="307" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2015/03/Jaurès_jean_1904.jpg" alt="" class="wp-image-1115" style="width:147px;height:auto" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2015/03/Jaurès_jean_1904.jpg 220w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2015/03/Jaurès_jean_1904-215x300.jpg 215w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Jean Jaurès</strong><br>1859 &#8211; 1914</figcaption></figure>
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<h5 style="text-align: center;"><strong>Liberté, Egalité, Fraternité&nbsp;!</strong></h5>
<p style="text-align: justify;">Où en sommes-nous donc 176 ans après le 20 décembre 1948&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons tout de suite que l’esclavage de masse a été systématiquement organisé par les grandes compagnies économiques et financières aux 17<sup>ème</sup> et 18<sup>ème</sup> siècles. Il s’agissait de répondre à un besoin&nbsp;: fournir une énorme force de travail humain nécessaire au développement de cultures, le café, le coton et la canne à sucre. De gigantesques fortunes ont été bâties par l’exploitation de ce travail de l’homme par l’homme, gratuit et totalement soumis aux besoins des possédants.</p>
<p style="text-align: justify;">L’esclavage n’est pas un mode de vie mais d’abord un processus d’exploitation de la force humaine. Il ne faut jamais perdre cela de vue&nbsp;: l’esclavage a été développé pour répondre aux besoins de la classe des possédants. A l’instant de son abolition en 1848, le plus riche propriétaire terrien de l’île possédait plus de 460 esclaves. Ses avoirs et possessions étaient immenses.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les raisons historiques qui ont œuvré à l’abandon de l’esclavage comme forme d’organisation de la production, des masses de main d’œuvre, indienne ou chinoise fuyant la misère de leurs pays, ont été importées pour remplacer les esclaves. Ces milliers et milliers de travailleurs peu ou pas payés, vivaient quasi aussi misérablement que les esclaves. C’étaient les engagés.<br>Les enfants des esclaves et des engagés, ainsi que les générations suivantes, forment une grande partie de la population actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Que constatons-nous&nbsp;? A la Réunion, comme dans toutes les anciennes colonies françaises où l’esclavage a été historiquement établi, les conditions de vie de la population se sont dégradées par rapport au reste de la population des autre territoires de la République. Cette dégradation s’est poursuivie et a perduré jusqu’à aujourd’hui, suscitant, par période, des révoltes de pauvres qui refusent.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d’exemple, en 2024, en 2024, les retraites sont à la Réunion, département français depuis 1946 de 42 % en moyenne inférieures à celles de la métropole. Les taux d’analphabétisme, de chômage, de bénéficiaires du RSA, de pauvreté, de retards scolaires …explosent en 2024. Et cette violence sociale subie ne fournit-elle pas le terreau sur lequel s’expriment malheureusement les violences intra familiales&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce que toutes les difficultés ont été résolues par le décret du 20 décembre 1848&nbsp;? Personne, de bonne foi, ne peut l’affirmer. Aujourd’hui encore dans notre île, ceux qui sont les descendants directs de ces esclaves ne sont-ils pas reclus dans les catégories sociales les plus laissés pour compte&nbsp;? N’ont-ils pas été rejoints dans leur misère sociale par les engagés volontaires venant d’Inde ou de Chine&nbsp;et dont les conditions matérielles d’existence n’étaient guère plus enviables que celles des esclaves&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Car qu’est-ce que la liberté si on n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce que la liberté si on ne peut se passer du recours, hier au bon vouloir des maîtres, aujourd’hui à l’assistanat généralisé remplaçant la solidarité active entre les générations, basées sur la dignité du travail&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle est la nature de la liberté si elle ne peut s’accompagner des moyens de la dignité&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que 1848 n’a pas permis la réalisation de tous les espoirs que l’avènement de la 2<sup>ème</sup> République avait suscité dans le mouvement ouvrier naissant et que ces aspirations non réalisées pour une vie meilleure perdurent aujourd’hui, et sans doute encore plus fortement dans les anciens territoires d’esclaves.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victor Schoelcher </strong>était un véritable républicain. Il prônait l’application concrète des trois principes de la République&nbsp;: liberté, égalité, fraternité. Ces principes ne devaient plus être simplement de nature philosophique mais devaient s’incarner dans la vie réelle des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail militant, ce positionnement humaniste sera poursuivi plus tard par <strong>Jean Jaurès</strong> pour qui la République ne pouvait être démocratique que si elle était laïque et sociale. Nous sommes fiers à la <strong>Libre Pensée</strong> de faire connaître qu’à l’instar de <strong>Victor Hugo</strong>, également infatigable combattant des libertés, <strong>Victor Schoelcher</strong> et <strong>Jean Jaurès </strong>faisaient partie des illustres<strong> Libres Penseurs</strong>. Leur combat est une source d’inspiration permanente pour tous les libres penseurs et au-delà.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victor Hugo</strong> déclamait&nbsp;: <em>«&nbsp;un seul esclave sur la terre suffit pour déshonorer la liberté de tous les hommes. Aussi l’abolition de l’esclavage est-elle, à cette heure, le but suprême des penseurs…&nbsp;».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les trois principes de la République&nbsp;: Liberté, Egalité, Fraternité sont inséparables, interdépendants et leur ordre a son importance.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>LIBERTE</strong> conditionne l’Egalité et la Fraternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais lorsque les conditions de l’<strong>EGALITE</strong> réelle ne sont pas remplies, comme c’est encore le cas en 2024, la <strong>LIBERTE</strong> est amputée et la <strong>FRATERNITE</strong> menacée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Victor Schoelcher, Sarda Garriga, Victor Hugo, Jean Jaurès </strong>et tous les combattants de la Liberté ont fait leur devoir. A nous de saisir le flambeau de leurs luttes pour poursuivre la œuvre de justice sociale et de paix.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Je vous remercie.</strong></p>


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