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	<title>Révolution française &#8211; La Libre Pensée 44</title>
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	<description>Fédération des groupes de la Libre Pensée de  Loire-Atlantique</description>
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		<title>Relire la Révolution Française</title>
		<link>https://lp44.fr/relire-la-revolution-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 14:43:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Note de lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
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					<description><![CDATA[Note de lecture  Dans ce nouvel opus, notre ami et camarade Jean-Marc Schiappa réussit un double score : toujours se renouveler sur un sujet qu’il a souvent bien et longuement traité et nous faire vivre ces moments révolutionnaires si intenses, et souvent, selon l’expression populaire « on s’y croirait » vraiment et cela suscite l’intelligence de la réflexion <a class="more-link" href="https://lp44.fr/relire-la-revolution-francaise/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: left;"><strong>Note de lecture </strong></h4>
<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%">
<p style="text-align: justify;">Dans ce nouvel opus, notre ami et camarade <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> réussit un double score : toujours se renouveler sur un sujet qu’il a souvent bien et longuement traité et nous faire vivre ces moments révolutionnaires si intenses, et souvent, selon l’expression populaire « <em>on s’y croirait</em> » vraiment et cela suscite l’intelligence de la réflexion sur ce qu’il aurait fallu faire, si on avait été de la mêlée. Et rassurons les « <em>âmes inquiètes</em> » s’il y en avait, on parle bien de <strong>Gracchus Babeuf</strong> dans cet ouvrage consistant et prenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est très intéressant est de voir comment, dans une situation chaotique, malgré toutes les contradictions, les avancées et les reculs, on va passer d’un pays qui ploie sous les servitudes et les pesanteurs de <strong>l’Ancien-Régime</strong> à un pays moderne qui va sortir de la nuit. L’auteur indique la situation de départ : 34 généralités ou provinces, 40 gouvernements militaires, 135 diocèses, 13 parlements judiciaires, 5 juridictions diverses de perception de l’impôt sur le sel (<strong>gabelle</strong>)  et la situation d’arrivée : un pays unifié (ce qui n’est pas exactement la même chose que centralisé).</p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>État des lieux</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;">L’Église possède 10% des terres avec 130 000 religieux et 300 000 nobles. La <strong>nationalisation des biens du Clergé</strong> sera réellement le point de départ de la création d’une nouvelle paysannerie profondément attachée à la terre. Il y a aussi une idée chère à l’auteur, car elle est féconde pour hier et aujourd’hui, c’est la fédération de la Corse à la France et non son appropriation ou son rattachement. Ce n’est nullement d’<em>annexion</em> mais de <em>fédération</em> qu’il s‘agit. Et l’incompréhension de cela est la source de beaucoup de problèmes aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">La question de la représentation politique est fondamentale : il y eut 34 convocations des États-Généraux dont 27 eurent lieux avant 1500 et les derniers en 1614, avant ceux de 1788. Le 9 juillet, l’Assemblée nationale (en fait le <strong>Tiers-État</strong> plus une partie du <strong>Bas-Clergé</strong> et une infime partie de la <strong>Noblesse</strong>) deviendra Constituante. Celle-ci fera une Constitution dont la <em>Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789</em> est la partie la plus importante, car elle porte un coup de hache violent à la Monarchie et à l’Église, qui ne s’en remettront jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des femmes et de leur place dans la société est vraiment traitée sous un jour nouveau, loin des augustes fadaises de la bien-pensance que l’on nous débite à longueur de sornettes, en mettant au jour la vraie problématique : l’exclusion des femmes est d’abord et avant tout sociale, bien avant d’être « <em>sexuelle ou genrée</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le 28 avril 1789, pour la première fois, le cri de « <em><strong>À bas la Calotte !</strong></em> » est lancé, il fera flores ensuite lors des 100 jours pour ne jamais disparaitre de la vie politique, sociale et laïque de la France. La question de la liberté de conscience est aussi abordée à partir de plusieurs entrées différentes, ce qui alimente notre réflexion de <strong>Libres Penseurs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’immense mérite et effort de <strong>Maximilien Robespierre</strong> fut d’avoir permis l’union des différentes révolutions dans la Révolution et c’est comme cela qu’un bond en avant gigantesque a pu se réaliser. Et quand le Front uni des révolutions s’est brisé, la <strong>Révolution</strong> ira vers son terme. L’auteur met aussi à bas un mythe, celui de la tentative d’assassinat de <em>l’Incorruptible</em> par le gendarme <strong>Merda</strong>, alors qu’en fait, c’est <strong>Robespierre</strong> qui se tira lui-même une balle dans la bouche pour se suicider après son arrestation.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Deux questions particulières</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a bien des sujets à réfléchir suite à cette lecture, mais je voudrais en traiter deux qui m’ont particulièrement intéressé. Incontestablement, l’économie a trouvé un développement réel dans la sphère de la <strong>Méditerranée</strong> qui a donné une véritable impulsion au <strong>capitalisme naissant</strong>. Mais la fin des <strong>Croisades</strong> et l’expansion de l’<strong>Islam</strong> a interdit que l’Italie devienne le berceau naturel du <strong>Capitalisme</strong> et l’axe de développement s’est retrouvé poussé vers le nord de l’Europe, ce qui modifia grandement les choses et l’Histoire qui allait s’écrire. Il y a là un sujet qui, comme <em>l’Oncle Paul</em> prés de sa cheminée, va sans doute nourrir nos réflexions et travaux prochains avec l’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième sujet est la question du <strong>Pouvoir</strong>. L’auteur, à raison, indique que la phrase terrible de <strong>Saint-Just</strong>, le 13 novembre 1792 : « <em>On ne peut régner innocemment</em> » est fondamentale. Cela renvoie à beaucoup de choses comme <strong>Cronstadt</strong>, <strong>Makhno</strong> et les relations, parfois sanglantes, entre <strong>Bolcheviks</strong> et <strong>Anarchistes</strong>. Ce qui débouche naturellement sur la question de la <em>Terreur du Comité de Salut public</em>, qui fut (et cela n’excuse rien) bien moins sanglante que le <em>Terreur Blanche de Thermidor</em>. <strong>Marx</strong> s’interrogeait : « <em>Dans quelle mesure, la Terreur n’était-elle pas l’œuvre de personnes elles-mêmes terrorisées ?</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi une longue réflexion sur la formule : « <em>La Révolution est terminée</em> », ce qui n’a aucun sens pour <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>. C’est sans doute pourquoi il termine son livre sur le rappel du <strong>Mouvement des Gilets Jaunes</strong> avec le rappel de deux pancartes significatives, une qui proclamait : « <em>1789, 1968, 2019</em> » et une autre : « <em>Nous avons retrouvé la Fraternité, il nous reste à retrouver la Liberté et l’Égalité</em> ». Avec la <strong>Révolution française</strong>, on est décidément bien loin des arguties pédantes et ignorantes de révolutionnaires de salon et de complaisance : « <em>Gilets Jaunes, chemises brunes</em> ». Il est sûr que l’Histoire s’écrira toujours sans et contre ces incultes incapables de faire quoi que ce soit de positif dans la marée révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Christian Eyschen</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Relire la Révolution Française</em></strong> par <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> – Éditions Fayard – 352 pages – 23 €</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>


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		<title>Découvrir la Révolution Française</title>
		<link>https://lp44.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 11:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Eléments de discussion]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Irelp Etudes Recherches]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
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					<description><![CDATA[Note de lecture Voici un ouvrage fort utile et fort bien fait sur un sujet majeur : La Révolution Française, commentelle commence et se termine. La séquence de l’ouvrage est très pédagogique : chaque chapitrecommence par un texte « Historique » qu’il est toujours bon de lire ou de relire, puis vient unrésumé suivi d’un <a class="more-link" href="https://lp44.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 style="text-align: left;"><strong>Note de lecture</strong></h4>
<p>Voici un ouvrage fort utile et fort bien fait sur un sujet majeur : <em><strong>La Révolution Française</strong></em>, comment<br />elle commence et se termine. La séquence de l’ouvrage est très pédagogique : chaque chapitre<br />commence par un texte « <em>Historique</em> » qu’il est toujours bon de lire ou de relire, puis vient un<br />résumé suivi d’un exposé des faits commentés. C’est très agréable à lire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette recension, je ne vais pas commenter chaque chapitre, car cela pourra dissuader le<br />lecteur d’acheter le livre et surtout de le lire. Comme <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> est un ami et plus qu’un<br />ami, cela ne serait pas courtois. Je vais seulement indiquer quelques éléments qui me semblent<br />intéressants à noter et à étudier plus avant.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur indique que si la <em><strong>Révolution Française</strong></em> a été absolue, c’est parce qu’elle devait abattre<br />une <strong>Monarchie absolue</strong> aussi. Il note que la <em><strong>Révolution</strong></em> a embrasé et embrassé la société toute<br />entière. La paysannerie dans son ensemble voulait l’anéantissement du système féodal et la<br />bourgeoisie pointait. Mais la paysannerie n’avait pas la force à elle seule (même si elle était la<br />catégorie de population la plus nombreuse à l’époque).</p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait donc la force toute entière du peuple pour briser le <em><strong>Vieux-Monde</strong></em> et en créer un nouveau.<br />L’auteur montre bien au fil des pages du récit que toutes les catégories du « <em><strong>Peuple</strong></em> » étaient<br />sujettes à des luttes de classes internes. Le <strong>Tiers-État</strong> n’était pas un, mais multiple. Si, globalement,<br />il aspirait à être « <em>quelque chose</em> » comme l’écrira <strong>Sieyès</strong> dans son fameux texte (qui est publié au<br />début de l’ouvrage), tout le monde en son sein ne voulait pas la même chose pour « <em>être</em> ». Cela est<br />excellemment démontré par l’auteur. De même que, paradoxalement, le combat contre les<br />ennemis était un facteur centripète, car il unifiait, alors que les victoires obtenues étaient<br />centrifuges, car chacun voulait en profiter au mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai écrit souvent et le livre le montre bien, c’est que si la<em><strong> Révolution Française</strong></em> a été aussi<br />puissante, notamment contre l’<strong>Église</strong>, c’est parce que la modernité n’avait pas pu passer par son<br />chemin « <em>normal</em> » en Europe alors : le <strong>Protestantisme</strong>. Il n’y a rien « <em>d’exceptionnel</em> » en soi qui la<br />distinguerait fondamentalement d’autres Révolutions, ce qui est original, c’est l’irruption violente<br />des masses sur le terrain où vont se régler leurs destinées, pour reprendre une expression de <strong>Léon</strong><br /><strong>Trotsky</strong>.</p>
<h4 style="text-align: center;"><em><strong>Des processus fondamentaux sont alors engagés</strong></em></h4>
<p style="text-align: left;">Si la <em><strong>Révolution</strong></em> n’a pas été le « <em><strong>Fiat Lux</strong></em> » sorti d’un néant, il n’en demeure pas moins qu’elle fut<br />créatrice de processus qui durent encore aujourd’hui. Ce qu’elle a posé sur la table de l’Histoire y<br />est toujours comme des problèmes à régler, à accomplir, à poursuivre et à développer en fonction<br />des besoins et des problèmes politiques à résoudre aujourd’hui. Nul besoin de la mythifier, elle se<br />suffit à elle-même.</p>
<p style="text-align: left;">Jean-Marc Schiappa traite de manière efficace <strong>l’Article 10</strong> de la <em><strong>Déclaration des Droits de</strong></em><br /><em><strong>l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789</strong></em> qui poursuit le chemin de la <strong>Laïcité</strong> et qui ouvre une<br />nouvelle étape qui débouchera sur les <em><strong>lois laïques</strong></em> et la <em><strong>loi de 1905</strong></em>.Tout n’est pas réglé alors, mais<br />l’impulsion fondamentale est vraiment enclenchée. Le <em><strong>Concordat de Bologne de 1516</strong></em> avait porté<br />un coup sévère au système mis en œuvre par le <strong>Baptême de Clovis</strong> ; l’Article 10 ouvrait un autre<br />champ bien plus puissant. On voit bien que la loi « <em><strong>Séparatisme</strong></em> » vise à remettre<br />fondamentalement en cause ce qui a été impulsé par <strong>1789</strong>.</p>
<p style="text-align: left;">Le livre montre bien aussi que la <em><strong>nationalisation des Biens du Clergé</strong></em>, si elle répondait dans<br />l’immédiat à un besoin de financement, entraîna une décléricalisation de la société, parfois<br />accompagnée par une certaine déchristianisation. Il rappelle que l’objet de la convocation des<br /><strong>États-Généraux</strong> était la levée de nouveaux impôts et que ceux-ci vont déboucher sur bien autre<br />chose. Il en est totalement de même pour la nationalisation des Biens du Clergé. Comme<br />l’analysait si bien <strong>Carl von Clausewitz</strong>, il n’y a souvent aucun rapport entre le déclencheur d’un<br />conflit et le résultat qu’il engendre.</p>
<h4 style="text-align: center;"><em><strong>Des questions toujours actuelles</strong></em></h4>
<p style="text-align: left;">Ce qui est aussi très intéressant, c’est la question de la Guerre, qui est très bien traitée dans ce<br />livre. Les ignorants de mauvaise foi nous rebattent les oreilles sur le pseudo-centralisme<br />« <em>jacobin</em> », alors que celui-ci est d’essence « <em>girondine</em> ». La <strong>Constitution de 1795</strong> est profondément<br />centraliste, alors que celle de <strong>1793</strong> « <em>jacobine</em> » est non seulement la plus démocratique, mais la plus<br />décentralisatrice possible.</p>
<p style="text-align: left;">Les <strong>Girondins</strong> voulaient la Guerre à l’extérieur pour empêcher la contestation interne qui<br />menaçait leurs pouvoir et privilèges. Ils donnèrent ainsi le prétexte voulu aux Monarchies<br />coalisées pour faire <strong><em>le Manifeste de Brunswick</em></strong>. C’est pourquoi <strong>Louis XVI</strong> et <strong>Marie-Antoinette</strong><br />appuyèrent à la fois la<strong> Déclaration de guerre</strong>, car ils espéraient que la <em><strong>Révolution</strong></em> serait balayée,<br />et aussi les menées de Coblence. C’est très bien expliqué dans l’ouvrage. La différence entre les<br />Girondins et les Jacobins se concentre essentiellement sur la question de la guerre.</p>
<p style="text-align: left;">La question de la Femme et des Femmes dans la <strong><em>Révolution</em></strong> est aussi abordée sous un angle<br />rationaliste et non pas mythifié dans un sens négatif ou positif comme trop souvent. Je lisais<br />récemment un autre ouvrage où l’on présentait <strong>Madame Rolland</strong>, <strong>Charlotte Corday</strong> et <strong>Olympe</strong><br /><strong>de Gouges</strong> comme des témoins de la foi révolutionnaire de l’époque. Pour les naïfs qui croient<br />cela sur parole, je leur conseille vraiment de lire l’ouvrage de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>, il y a loin en<br />effet de la coupe aux lèvres.</p>
<p style="text-align: left;">Beaucoup d’autres sujets sont traités, comme les <strong>Sans-Culottes</strong>, <strong>l’Esclavage</strong>, la <strong>Contre-Révolution</strong>, <strong>Bonaparte</strong>, et bien sûr la <strong>Terreur</strong>. S’il y eut de nombreuses victimes sous la <em>Terreur</em><br /><em>Rouge</em>, les sycophantes contre-révolutionnaires oublient toujours de dire que la <em>Terreur blanche</em><br />après la chute de <strong>Robespierre</strong> fut bien plus sanglante, ce qui n’excuse pas les massacres commis<br />avant au nom de la <strong>Révolution</strong> bien sûr.</p>
<p style="text-align: left;">L’affirmation dans la <strong>Constitution de 1793</strong> que « <em>le but de la société est le bonheur commun</em> »<br />indiquait clairement que «<em> le bonheur n’est donc pas quelque chose que l’on obtiendrait dans un autre</em><br /><em>monde, par élection divine, mais une construction sociale, sur cette terre.</em> » Il est aussi traité de la<br />question de « <em>qui étaient les meilleurs pour gouverner ? </em>» Pour les uns, c’est l’<strong>Égalité</strong> qui devait<br />primer ; pour ceux qui voulaient terminer la <strong>Révolution</strong>, ce sont les propriétaires qui seuls<br />pouvaient le faire, d’où le suffrage censitaire et la Propriété érigée comme un principe absolu.<br />C’est le triomphe de la Bourgeoisie, dont c’est l’avènement plein et entier.</p>
<p style="text-align: left;">Bien entendu, un ouvrage sur la <em><strong>Révolution Française</strong></em> de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong> n’en serait pas<br />vraiment un sans <strong>Gracchus Babeuf</strong> (1). Je vous laisse découvrir cela, c’est un chantier toujours en<br />construction pour l’auteur de l’ouvrage que, vous l’aurez compris, je vous recommande<br />chaudement de lire.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Christian Eyschen</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Découvrir la Révolution Française par Jean-Marc Schiappa – Éditions sociales – 198 pages – 12 €.</p>
<hr />
<p>(1) &#8211; Cet ouvrage, à la fois concis et savant, est une bonne introduction à un sujet d&rsquo;une grande amplitude. Il s&rsquo;appuie sur des commentaires de documents qui le rendent accessible et plaisant à lire.<br />On peut se féliciter qu&rsquo;un <strong>spécialiste de la question, qui s&rsquo;est vu récemment décerner le prix Guizot de l&rsquo;Académie française pour son «Gracchus Babeuf» (2023)</strong>, nous offre une porte d&rsquo;entrée vers une historiographie dense et complexe.<br />Nous vous invitons à prendre connaissance de la recension écrite par<strong> Christian Eyschen</strong> de ce nouveau livre de <strong>Jean-Marc Schiappa</strong>.<br />Vous y trouverez quelques traits saillants de l’œuvre ainsi que des réflexions d&rsquo;un grand intérêt pour la faire résonner avec les questions présentes.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Isabelle d&rsquo;Artagnan, Présidente de l&rsquo;Irelp</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://irelp.fr/decouvrir-la-revolution-francaise-par-jean-marc-schiappa/"><strong>Article sur le site de l&rsquo;Irelp</strong></a></p>
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