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	<title>Commune de Paris &#8211; La Libre Pensée 44</title>
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	<description>Fédération des groupes de la Libre Pensée de  Loire-Atlantique</description>
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		<title>Hommage aux Communards internés en Vendée</title>
		<link>https://lp44.fr/hommage-aux-communards-internes-en-vendee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eole]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 15:42:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Commune de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 mars 1871, quand le peuple de Paris se soulève à la fois contre les Prussiens aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers qui veut désarmer la Garde nationale en prenant les canons de Montmartre et de Belleville que les Parisiens ont payé par souscription …l’institutrice Louise Michel, du Comité <a class="more-link" href="https://lp44.fr/hommage-aux-communards-internes-en-vendee/">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 18 mars 1871</strong>, quand le peuple de Paris se soulève à la fois contre les Prussiens aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers qui veut désarmer la Garde nationale en prenant les canons de Montmartre et de Belleville que les Parisiens ont payé par souscription …<span style="color: #800000;">l’institutrice <strong>Louise Michel</strong>, du Comité républicain de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement</span>, se porte sur la butte avec <strong><em>une fourmilière</em></strong> <strong><em>d’hommes et de femmes</em></strong> écrira-t-elle dans ses <em>Mémoires</em>. On appelait les soldats <strong><em>à ne point égorger Paris, mais à défendre la République. </em></strong>Ils parviennent à reconquérir la butte aux militaires dont certains fraternisent avec les Parisiens. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong>, une lingère</span> venue du fond de la Vendée trouver du travail à Paris dans les années 1850, était là, dans cette foule, <span style="color: #0000ff;">comme son mari Jules Chiffon, un tailleur de pierre, engagé dans la Garde nationale</span>. Quand la foule voulut passer par les armes les généraux qui avaient conduit l’opération (et qui avaient participé à la répression de juin 1848), <span style="color: #800000;">Louise Michel tenta d’intercéder avec Georges Clemenceau</span>, médecin et maire du XVIII<sup>ème</sup> arrondissement, mais en vain. L’insurrection se propage, le Comité central de la garde nationale s’installe à l’Hôtel de ville et la Commune de Paris est officiellement proclamée le 28 mars.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;">Louise Michel</span></strong> reste dans la lumière, habillée en Garde national. Elle ne craint pas de faire le coup de feu, ambulancière ou combattante, à Issy ou à Clamart, au premier rang ou ralliant les fuyards, ou dans les Clubs, comme celui de la Révolution. C’est à la barricade de la chaussée Clignancourt, avec quelques dizaines d’hommes de son bataillon, qu’elle tire ses dernières balles. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong></span> reste dans l’ombre, mais elle agit, ambulancière, dans l’Union des Femmes pour la défense de Paris, et « <em>ceinte d’une écharpe rouge et armée d’un revolver, elle a accompagné et même entraîné à plusieurs reprises son</em> <em>mari, capitaine au 121e bataillon fédéré, aux barricades du pont d’Austerlitz, de l’avenue Daumesnil et du boulevard Mazas. On l’appelait « la Capitaine »,</em> diront ses détracteurs. Car les femmes, écrit <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span>, « <em>ne se demandaient pas si une chose était possible, mais si elle était utile, alors on réussissait à l’accomplir</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Durant la Semaine sanglante, en mai 1871, quand les Versaillais entrent dans Paris, « <em>comme un long serpent noir</em> », <span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong></span> recherchée, se livre le 24, en échange de sa mère arrêtée à sa place. Elle est emmenée au camp de Satory, puis transférée <strong>à la prison des Chantiers de Versailles. </strong><span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud</strong></span> arrêtée le 2 juin y arrive à son tour. Jusqu’à la fin août 1871, elle côtoie <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong> </span>et les 400 femmes internées en attente de jugement. Un photomontage d’Appert les identifie toutes deux dans la grande cour, parquées comme une fournée de misérables sous la surveillance des gardes, fusil au pied. « <em>Gendarmes » </em>dit l’officier qui veille<em> « à la première qui bouge, tirez sur ces putains</em> ». Jules Chiffon avait pu franchir les barrières mais il est pris à son tour le 14 juin dans l’Aube et expédié dans un fort breton. Thiers l’avait annoncé : « <em>pour ces rebelles, l’expiation sera complète</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après le passage devant les conseils de guerre, pour <span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong> </span>en décembre 1871, condamnée à la déportation en enceinte fortifiée, comme Jules Chiffon avec en plus la dégradation civique, pour <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud </strong></span>en mai 1872, condamnée à 20 ans de travaux forcés ; il y eut quelques errances dans les maisons d’arrêt avant de voir nos deux « <strong><em>vaillantes Communeuses</em></strong> » réunies à la prison d’Auberive.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que Jules, venu de Brest, part en juillet 1872 avec le convoi de bagnards, déportés et transportés, et des insurgés kabyles d’Algérie, sur <em>La Garonne</em>, vers la Nouvelle-Calédonie, un fourgon cellulaire arrive en août 1872 à la « Maison centrale de force et de correction » de la Haute-Marne. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> <span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;">«</span> matricule 2139 <span style="color: #000000;">»</span></span> est accueillie, avec ses compagnes d’infortune, par <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> « <span style="color: #800000;">matricule 2182</span> » et quelques autres, internées là depuis la fin mai 1872, aux cris vite étouffés de « <strong><em>Vive la Commune</em></strong> ». Sous la surveillance des Sœurs de Marie-Joseph et des gardes chiourmes, près de 400 détenues s’entassent dans les cellules étroites, suffocantes l’été, glacées l’hiver, dans l’attente de leur « transportation ». Le 24 août 1873, <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> est transférée, suivie le 22 février 1874 par <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, jusqu’à La Rochelle puis Rochefort, en partance pour <em>la Calédonie</em>, le nouveau lieu de déportation.</p>
<p style="text-align: justify;">Près de 4 000 Communards sont déportés, plus de 20 convois des « <em>galères de la République</em> » vont se succéder. <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> prend le convoi de <em>La Virginie</em>, enfermée comme les autres dans les cages des batteries basses d’août à décembre 1873 et <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> le trois-mâts barque <em>L’Orne</em>, les politiques mêlées aux droits communs, voleuses, infanticides, prostituées, destinées à servir d’épouses aux condamnés installés sur les concessions agricoles ; le « voyage » dure de mars 1874 à la mi-juillet. Pour <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> fin 1873 comme pour <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, six mois plus tard, le nouvel horizon devient la presqu’île Ducos sur la Grande-Terre. Jules y est arrivé en novembre 1872.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> obtient le droit de rejoindre son mari dans sa paillote, sous la surveillance des sentinelles militaires, sans plus de commisération pour les déportés que pour les indigènes ou leurs chiens. Au moins pouvaient-ils tous deux être réunis et exploiter une petite concession. <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> partage sa case avec Nathalie Lemel, avant de partir en mai 1875 à la baie de l’Ouest. C’est là qu’elle recueille les contes et coutumes du peuple kanak.</p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès des campagnes pour l’amnistie des Communards, grâce à Victor Hugo, Clemenceau puis Gambetta, permettent à <span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> dont la peine est commuée en déportation simple de s’installer à Nouméa où elle enseigne. Le sort de <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> est plus tragique. Dans un contexte de violences marqué par la grande révolte des kanaks spoliés de leurs terres en 1878, et malgré les réductions de peine puis la « libération » du fait de l’amnistie partielle de 1879, le couple Chiffon ne bénéficie pas de ce temps de grâce. Désormais installés dans <em>la vallée des colons</em> à Magenta, le 22 mars 1880, un Canaque au service des pères maristes, assassine Jules à coups de hache et viole <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Louise Michel</strong></span> quitte Nouméa en septembre 1880, accueillie dans la lumière à son retour en gare Saint-Lazare en novembre par une foule considérable, avec Georges Clemenceau, Louis Blanc et Henri Rochefort au premier rang. Jusqu’en janvier 1905, elle reprend son combat, fidèle à ses idéaux révolutionnaires. <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span> meurt seule, dans l’ombre de l’Histoire, à l’hôpital militaire de Nouméa le 14 janvier 1882, elle n’a que 47 ans.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Louise</strong></span> l’anarchiste comme l’obscure Vendéenne <span style="color: #0000ff;"><strong>Marie-Augustine</strong></span>, ont <strong><em>choisi leur cause</em></strong> : « <strong><em>Ceux et celles qui viendront après nous porteront semence pour la justice et la liberté</em></strong> ».</p>
<p style="text-align: center;">000000000</p>
<p><em>En hommage, à Louise, Marie-Augustine et les 900 Communeux qui ont fréquenté l<strong>es geôles vendéennes au « château » de Noirmoutier ou au fort de l’île d’Yeu entre septembre 1871 et mars 1872</strong>, cet extrait du poème de Louise Michel, <span style="color: #800000;"><strong>Les œillets rouges</strong></span></em> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Dans ces temps-là, les nuits, on s’asseyait dans l’ombre<br />Indignés, secouant le joug sinistre et noir<br />De l’homme de décembre, et l’on frissonnait, sombre,<br />     Comme la bête à l’abattoir.</p>
<p style="text-align: left;">L’Empire s’achevait, il tuait à son aise,<br />Dans sa chambre où le seuil avait l’odeur de sang<br />Il régnait, mais dans l’air soufflait la Marseillaise<br />     Rouge était le soleil levant…</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Florence Regourd</strong> pour le CDHMOT<sup> (1)</sup><br /><strong>Noirmoutier 24 mai 2025</strong></p>
<p><sup>(1) CDHMOT : Centre de Documentation sur l&rsquo;Histoire du Mouvement Ouvrier et du Travail en Vendée.</sup></p>
<hr />
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-214805" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2.jpg" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2.jpg 200w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-100x100.jpg 100w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-40x40.jpg 40w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/Florence-Regourd-2-45x45.jpg 45w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Florence Regourd </strong>a fait sa carrière de professeur d&rsquo;histoire en lycée, puis en classe préparatoire à La Roche-sur-Yon et à Nantes.<br />Fondatrice et actuelle présidente du CDHMOT de Vendée, elle s&rsquo;intéresse particulièrement à l&rsquo;histoire sociale.<br />A la retraite, elle écrit des ouvrages d&rsquo;histoire sur la Vendée mais aussi des poèmes et des nouvelles. Cinq recueils : Itin-<em>errances, Le clôt des cavales, Ephémères fulgurances, La porte de la ruelle, La Pointe aux herbes.<br /></em>Cette biographie de Marie-Augustine Gaboriaud est son premier roman.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Marie-Augustine Gaboriaud<br /></strong>(Ardelay 1835 &#8211; Nouméa 1882)<em><strong> <br />Une Vendéenne dans la Commune de Paris</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">18 mars 1871 : le peuple de Paris se soulève, à la fois contre les Prussiens toujours aux portes de la Ville et contre le gouvernement de Thiers, qui veut désarmer la Garde nationale.Parmi ces Parisiens, nombre de provinciaux comme Marie-Augustine Gaboriaud, une lingère venue d&rsquo;Ardelay, près des Herbiers et son mari, Jules Chiffon, un tailleur de pierre de la Côte d&rsquo;Or.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant deux mois, l&rsquo;insurrection de <em>La Commune de Paris</em> cherche à instaurer un pouvoir ouvrier avant de sombrer dans la répression de la <em>Semaine sanglante.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Marie-Augustine s&rsquo;engage pour cette <em>République universelle, démocratique et sociale</em>, avec 73 autres Vendéennes et Vendéens. Louise Michel la cite à ses côtés dans ses <em>Souvenirs. </em>Elle est sur les barricades, emprisonnée aux Chantiers de Versailles, à Auberive en Maison centrale, condamnée et déportée en Nouvelle-Calédonie, le nouveau bagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Louise et tant de femmes oubliées, elle survit à Ducos, dans la Baie des Dames, retrouvant son époux également déporté. Mais un sort tragique s&rsquo;abat sur eux. A peine amnistiés, Jules est assassiné et Marie-Augustine meurt deux ans plus tard, elle avait 47 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette biographie romancée nous replonge, il y a 150 ans, dans le combat de ces vaillantes <em>Communeuses.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-214767" src="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" srcset="https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd-209x300.jpg 209w, https://lp44.fr/wp-content/uploads/2025/06/2021_MA-Gaboriaud-F.-Regourd.jpg 290w" sizes="(max-width: 209px) 100vw, 209px" /></p>
<hr />
<p> </p>




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